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et communieray tous les huit jours. Et si tost que je verray mon Dauphin à cheval et en âge de majorité, je le mettray en ma place pour me retirer à Versailles, avec quatre de vos Pères, où je Re mt avec eux des choses divines, ne penseray plus du tout qu'aux affaires de mon âme et de mon salut, à la réserve du divertissement de la chasse que je désire tousjours prendre, mais avec plus de modération qu'à l'ordinaire. » Et pour prouver sa sincérité, il en appela au témoignage de M. de Chavigny auquel il s'était ouvert de cette résolution depuis fort longtemps!.
La nuit du 18 au 19 avril fut simauvaise que Louis XIII envisagea dès lors, mais avec beaucoup de tranquillité, sa mort comme très prochaine?. Le lendemain il commanda d'ouvrir les fenêtres de sa chambre qui regardaient du côté de Saint-Denis où reposent les rois de France, « disant à ceux qui le servoient qu’il vouloit voir son dernier logis? ». Le 20 avril il dicta son testament à M. de La Vrillière, secrétaire d’État, en présence du P. Dinet et de toute la cour. Il y déclarait qu'il voulait être inhumé à Saint- Denis comme ses prédécesseurs, « sans cérémonie toutefois pour la descharge de l’Estat qu'il plaignoïit fort ». Il eût désiré qu’on n'ouvrit point son corps après son décès; sur l'observation de son confesseur que l’embaumement était nécessaire, afin qu’on püt l’exposer au public, il y consentit. « Puis voulant aussi que j eusse part à son testament, raconte le P. Dinet, il me regarda d’un œil capable de tirer les larmes des yeux, avec ces paroles : « C’est mon cœur, dit-il, que je vous donne, vous le voulez bien? » Le Père le remercia au nom de toute la Compagnie, assurant qu'il regardait ce don comme le plus précieux#.
Le même jour Louis XIII résolut de publier la déclaration de la régence de la reine; il la fit lire par le chancelier en présence d'Anne d'Autriche, du duc d'Orléans, du prince de Condé, des ministres d’État et de tous les seigneurs de la cour. Puis il la signa et écrivit au bas ces paroles : « Ce que dessus est ma très expresse et dernière volonté que je veux estre exécutée. » La déclaration fut ensuite signée par la reine et par Monsieur qui en jurèrent l'exécution, et aussi par les secrétaires d'État. On introduisit alors le Parlement, et Le roi dit d’un ton ferme : «Messieurs, j'ai disposé des affaires de mon royaume au cas qu'il