Rapin, op. cil., p
5. Censure de Jean-Francois de Gondi (Annales des soi-disans Jésuiles, t. II, p. 475). ; :
6. Outre les assemblées du clergé il y avait des assemblées d'évêques convoquées par le roï pour une cause urgente; elles se composaient des prélats présents à Paris ou faisant partie de la maison du roi; on leur donne parfois, improprement, le nom
le P. Provincial des Jésuites. Le P. Barthélemy Jacquinot, empêché par l'exercice de sa charge, envoya en sa place le P. Louis de La Salie, supérieur de la maison professe. « J'ignore la provenance des livres incriminés, déclara-t-il; j'en ai à peine entendu parler. Que contiennent-ils? » — Pour toute réponse les prélats exigèrent que le P. Provincial vint sans délai conférer avec eux « sur une chose si importante à l'Église ». Le P. Jacquinot déclara comme le P. de La Salle, qu'il ne savait ce que contenaient ces ouvrages « composés en anglais au-delà de la mer », et il demanda qu'on ne fit rien contre eux avant le jugement de Rome!. Mais l'assemblée entendait agir par elle-même : elle condamna les ouvrages sans nommer les auteurs; puis elle écrivit, le 10 février 1631, à tous les évêques et archevèques de France une lettre circulaire dans laquelle elle censurait la Modeste discussion, comme pleine de propositions « fausses, présomptueuses, téméraires, contraires à l'institution très ancienne des curés »; l’Apologie, comme renfermant « des propositions dangereuses, séditieuses, impies, conduisant à l’anarchie et à un entier renversement de l’ordre ecclésiastique » et en outre « des maximes schismatiques, blasphématoires, injurieuses au sacrement de confirmation * ».
Cette condamnation irréfléchie était une sorte d’attentat contre les catholiques d'Angleterre. Ainsi en jugea le cardinal de La Rochefoucauld, lequel se retira de l’assemblée quand il devina ses projets. « On ne put l’obliger, dit le P. Rapin, à se. trouver à aucune des délibérations qui se firent sur cette affaire où il ne voulut jamais avoir aucune part, ni en autoriser aucune par sa présence, y trouvant une espèce d'usurpation qu'il ne pouvait approuver. »
Jalouse de l'initiative de l’épiscopat, la Faculté de théologie voulut faire du zèle à son tour et se mit à l'examen des deux livres incriminés. Comment n’aurait-elle pas défendu les idées de Richard Smith qui voulait fonder de l’autre côté du détroit l’omnipotence épiscopale, l’église aristocratique #? En vain le
d'assemblées du clergé; elles étaient moins autorisées à parler en son nom puisqu'elles n'étaient pas issues des élections diocésaines et provinciales. Cf. Bourbon, Les assemblées du clergé sous l’ancien régime, p. 16.