Tableau raccourci, p
3. Lettres du P. Général au P. Nicolas Javelle, 19 fév. 1632, au P. Ignace Armand, 18 mars 1632 (Campan., Epist. Gen., t. I).
4. Lettres du P. Généralau P. Antoine Welter, 14 février 1632 (Germ. super., Epist. Gen. 1627-1643), au P. Lambert Stravius, 27 mars 1632 (Rhen. super., Epist. Gen., 1621-1645).
5. Trente-deux dans la province de France, vingt-quatre dans la province d'Aquitaine, quarante-trois dans la province de Lyon, dix-neuf dans la province de Cham-
pagne, outre ceux qu'elle hébergeait déjà, comme nous l'avons dit plus haut (Rhen. sup. catalogi, 1621-1636). ;
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Pères allemands, écrivait-il au P. Général, le roi Très Chrétien, et l’'Éminentissime cardinal ont adressé au prince électeur de Trèves des lettres de recommandation pleines de bienveillance pour eux, l’assurant que Sa Majesté regarderait comme un bienfait personnel tout ce qu'il ferait en leur faveur. Aux autres princes, ils ont envoyé un exprès pour leur demander de ne point bannir les Jésuites, de ne leur faire aucun mal et de les rappeler s'ils avaient été expulsés!. » Dans plusieurs villes d'Allemagne, les Pères éprouvèrent la salutaire influence de l'intervention royale, et Vitelleschi reconnaissant ne manqua point de remercier Louis XIII et Richelieu ?.
Par suite de la défaite des Suédois à Nordlingen, le 6 septembre 163%, la plupart des Jésuites exilés purent rentrer dans leur patrie ?.
3. C’est aussi au P. Maillan que la cour de Rome, après la bataille de Leipzig, s'était adressée pour détourner Louis XIII de l’alliance avec les princes protestants #4. Nous savons par la correspondance de la nonciature que le jésuite parla souvent dans ce sens, mais ne put persuader Le roi . Il parvint du moins à inquiéter sa conscience. « Le bruit s’est répandu à la cour et dans la ville, écrivait le nonce au cardinal Barberini le 30 octobre 163%, que le P. Maiïllan, confesseur de Sa Majesté, Lui a représenté, par ordre du P. Général, qu’elle ne pouvait en conscience prêter secours aux hérétiques, ce qui l’aurait mise dans une grande perplexité. Le cardinal de Richelieu s’étant aperçu du trouble du roi lui en demanda la cause, et Louis XIII lui repéta les observations que le Père lui avait faites. — C’est bien, repartit Son Éminence, nous consulterons les théologiens. — On recueillit l’avis de sept docteurs de Sorbonne dont quatre approuvèrent la conduite du roi. Le cardinal s’étant plaint au P. Maïllan de ce qu'il avait dit à Sa Majesté, le confesseur répliqua simplement qu'il avait rempli l'obligation de sa charge 6. »
Le cardinal Barberini était convaincu que Louis XIII, malgré
1. Cité par le P. Vitelleschi dans une lettre au P. Stravius, 5 novembre 1633 (Rhen. super., Epist. Gen., 1613-1647).
2. Lettre de Vitelleschi à Richelieu, 15 juillet 1633 (Gall. Epist. Gen. ad externos, 1613-1672).