‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 6 sur 375 · Charvériat, p. 291; — Bougeant, p · texte numérisé non relu

Charvériat, p. 291; — Bougeant, p

4, Lettre de M# Bichi au card. Barberini,7 décembre 1631 (Archiv. Vat., Nunziat. di Francia, 74 A, f. 220-222).

5. Lettre de M°° Ceva au même, 13 décembre 1632 (Zbidem, n. 78, f. 37-49).

6. Lettre du nonce Bolognetti à Barberini, 3 octobre 1634 ([bidem, n. 81, f. 130,131).

l'avis des théologiens, ne pouvait être complètement rassuré, car, supposé le cas de légitime défense, comme le prétendait le P. Joseph, on avait toujours la ressource de ménager entre les belligérants une paix honorable et d'éviter ainsi l'alliance avec les hérétiques !. C’est pourquoi il exhorta le nonce à imiter le zèle du P. Maillan, et à conseiller l'envoi de plénipotentiaires qui traiteraient avec Sa Majesté impériale. « Maintenant, disait-1l, que le roi Très Chrétien est au comble de sa puissance, il vous sera facile de lui représenter combien il lui serait glorieux de conclure une paix avantageuse au bien public et à la religion catholique?. » — « Je puis assurer Votre Éminence, répondit le nonce, que jé ne me laisserai pas vaincre en bons offices par le confesseur du roi. »

L'année 1635 n’amena point la paix, tant souhaïtée du Saint- Siège, mais une déclaration de guerre à l'Autriche #. Richelieu a tort, pensons-nous, de s’en prendre à la politique pontificale. « Le pape, écrit-il, témoignait désirer employer tous ses offices paternels pour éteindre le feu de la guerre allumée en la chrétenté ; mais il poursuivit si froidement ces négociations, que depuis la première proposition que le nonce en fit de sa part à Sa Majesté 11 ne s’en dit autre chose qu’à la fin de l’année (1635) 5. » Apparemment il convenait au cardinal de faire croire à la froideur du Pape; une chose du moins, d’après ses propres Mémoires, reste certaine, c’est qu'au mois de septembre de la même année, Urbain VII faisait encore instance à l’empereur et au roi de France « d'entendre à une bonne paix universelle ». Ferdinand II répondit « qu’il seroït toujours prêt et que pour cet effet, si on vouloit, il enverroit des plénipotentiaires ». Par contre, Louis XIII prétexta qu'il ne pouvait traiter « que conjointement avec tous ses alliés » et demanda le temps de « leur donner part de la proposition qui lui étoit faiteS ». Il est vrai que le Pape, une fois les hostilités engagées, désespéra d'y mettre un terme aussitôt, mais il n'avait rien négligé pour les prévenir’.

4. Pendant qu'il mettait tout en œuvre pour nuire à la maison

. Lettre de Barberini au nonce. 6 novembre 1634 (1bidem, f. 165).

. Lettre du même au même, 2 janvier 1635 (1bidem, n. 82, f. 35 v).

. Lettre du nonce à Barberini, 2 février 1635 (1bidem, fÎ. 86 v).

. Jusque-là la France n'avait fait qu’aider la Suède, surtout de ses subsides. . Richelieu, Mémoires, t. IL, p. 656.

. Ibidem, p. 661.

. De Meaux, La réforme et la politique française, t. I, p. 490.

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