‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 71 sur 375 · Cf, Sommervogel, /. c · texte numérisé non relu

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écus d’or pour lui et pour son secrétaire ‘. Son Altesse écrivit de plus au P. Vitelleschi qu'elle désirait avoir parmi ses conseillers le P. Monod qui, « par ses louables qualités et ses grandes connaissances, lui paraissait très capable de défendre les intérêts de sa Maison * ».

Ainsi le jésuite était devenu un personnage que les diplomates ne pouvaient plus négliger. En 1635, sur le conseil de Mazarin, Richelieu s’efforca de le gagner à la cause de la France?. Louis XII venait de déclarer la guerre à l'Espagne et de s'allier contre elle avec la Hollande et les ducs de Parme et de Mantoue. Victor-Amédée avait été entrainé malgré lui dans cette ligue * : il s'agissait de l'y attacher de bon cœur. « Je m’asseure, écrivait le cardinal ministre au P. Monod, que vous ne manquerez pas de maintenir Son Altesse autant que possible dans les bons sentiments et les résolutions où elle est maintenant: vous conjurant de croire qu'outre le gré que Sa Majesté vous en saura, je vous en auray une particulière obligation, ainsy que vous cognoistrès aux occasions qui me donneront lieu de vous faire voir que je suis certainement, mon Père, votre très aflectionné à vous rendre service ®?. » |

Richelieu ne se contenta pas de belles paroles, il voulut récompenser à l'avance les bons offices qu'il attendait du religieux. Au début de l’année 1636, de Ia part du roi et par l'entremise de la duchesse Christine, il lui fit don d’une chapelle 6,

Naturel sujet de la maison de Savoie et confesseur d’une princesse de sang français, Monod était sans doute disposé à embrasser les intérêts de Louis XHI, mrais seulement dans la mesure où il les jugerait conciliables avec ceux de son pays. Or l'ambition de Richelieu allait rendre ‘cette conciliation impossible, et on aurait tort de juger la conduite du P. Monod uniquement du point de vue francais ?.

42. La France tenait assez mal les promesses faites à Victor-

{. Dufour et Rabut, Le P. Monod et le cardinal de Richelieu, p. 147.

2. Lettre de Victor-Amédée au P. Vitelleschi, 13 août 1633 (Epist. Princip., f. VI). 3. Avenel, op. cût., t. V, p. 348, note.

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