L. Goïflon, op. cit., p
5. Extrait des registres de la Chambre de l’Édit (Archiv. communales de Nimes, L. 20, f. 254). Cf. Ménard, op. cit., t. V, p. 633.
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des chaires dans les écoles. Par un arrêt du 23 juillet 1633, le conseil ordonna que les régents des collèges dans les villes religionnaires seraient à l'avenir moitié catholiques et moitié calvinistes. Il défendit en même temps aux uns et aux autres, à peine de 4.000 livres d'amende, de contrevenir aux édits et ordonnances! Cet arrêt fut signifié le même jour à la chambre de l’Édit avec ordre de le mettre à exécution « de point en point selon sa forme et teneur ? ».
Par une lettre de cachet du 8 décembre, Louis XIII avait enjoint à MM. de Forest et de Lagier, conseillers en sa cour de Partement de Toulouse, de se transporter dans les villes du Bas-Languedoc afin d’y faire exécuter l'arrêt du conseil5. Arrivés à Nîmes, les deux commissaires royaux convoquèrent les consuls auxquels ils intimèrent, le 15 janvier 1634, une ordonnance qui imposait le nouvel état de choses au collège des Arts. Les syndic et.consuls faisant profession de la religion catholique devaient, dans la huitaine, élire des personnes de la mème religion « capables de dignement faire les fonctions de principal » et celles de régents de physique, de première, de troisième et de cinquième ; quant aux autres chaires réservées aux maîtres de la religion prétendue réformée, savoir la logique, la seconde, la quatrième et la sixième, les commissaires y confirmaient ceux qui les possédaient déjà. Tous étaient tenus d'observer exactement les statuts du collège et devaient s’y engager par serment le jour de leur installation. L'entier logement du collège fut adjugé au principal avec pleine liberté d’y admettre tel nombre de régents qu’il jugerait à propos pour l’assister dans la direction de la maison. Les traitements furent ainsi fixés : au principal, 500 livres: — aux régents de physique et de logique, 400 ; — à celui de rhétorique, 300; — à celui de seconde, 250; — à celui de troisième, 200; — aux régents de quatrième, cinquième et sixième, 150. Conformément aux édits de pacification, toutes les leçons cesseraient au collège les jours de fêtes commandées par l’Église #.
Le lendemain 16 janvier, les premier et troisième consuls assemblèrent un conseil de ville ordinaire auquel assistèrent seuls les conseillers catholiques. Après un vote de remerciement, on