‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 95 sur 375 · Lettre du P. Général au P. Lacaze, 23 mai 1636 (1bidem · texte numérisé non relu

Lettre du P. Général au P. Lacaze, 23 mai 1636 (1bidem

5. Patentes du mois de mars 1636 (Archives de Tarn-et-Garonne, D).

6. Professor moralis aut controversiarum conceditur (Variae facultates pro variis ie Lettre du P. Général au P. Deliques, 10 septembre 1636 (Tolos., Epist.

ent D).

pouvaient qu'exciter la jalousie des protestants. Elle se manifesta violemment le jour, si longtemps retardé, où les Pères devaient être mis en possession de la partie des bâtiments qui leur avait

été assignée. C'était le 3 janvier 1639. Quand M. de Cahusac, con-

seiller au présidial, officiellement chargé de l'installation, arriva au collège, 1l trouva dans la cour plus de trois cents étudiants calvinistes auxquels s'était jointe toute une foule de leurs coreligionnaires. Il fut accueilli par des huées, des menaces et des injures. Sous ses yeux, on brisa les portes, Les fenêtres et les bancs des classes des régents catholiques, et on en jeta les débris dans un puits; on arracha leurs insignes aux consuls et l’on maltraita les Pères qui parvinrent à s'enfuir !. Saisis de cette affaire, les tribunaux n'y donnèrent aucune suite. Alors les deux parties songèrent à revenir sur les accords passés et à établir, pour le bien général, un nouveau modus vivendi.

Il fut signé le 10 juillet 1640 entre le P. Vital Théron, vicerecteur, « ayant charge du P. Jean Filleau, provincial de la province de Tholoze », et Antoine de Garissoles, Timothée Delon. professeurs, Pierre Noaïlhan, syndic de l’Académie, au nom des réformés. Ratifié par le conseil royal du mois d'août suivant, il contenait 12 articles dont voici les principaux : 1° Les écoliers, soit catholiques soit protestants, ne pourront être instruits que par des maitres de leur religion. 2° Les directeurs protestants de l’Académie nommeront «tel de leur confession et de leur corps » en qualité d’adjoint au principal catholique du collège « pour la conduite des trois classes qui leur sont laissées ». Cet adjoint, ou sous-principal, aura le droit de surveillance et de correction des élèves protestants, celui de diriger et de changer leurs maîtres, à charge d’en avertir le principal. Il examinera lés enfants de sa religion pour les promotions générales et particulières, et soumettra son jugement signé au principal qui sera obligé de l’approuver. Il dressera le catalogue des livres qui feront l’objet de l'enseignement, et le principal sera tenu de l’accepter, « pourvu qu'ils soient correspondans à la capacité des escolliers et non suspects pour la doctrine et les mœurs. » — 3° Les Jésuites auront « l'entière habitation dudit collège avec toutes sesappartenances », à l'exception des lieux réservés aux protestants et qui seront séparés ?.

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