‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 101 sur 457 · Inst..Ss Je, 4 LE p · texte numérisé non relu

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3. Franco, Synopsis annalium Soc. Jesu in Lusitania, ad annum 1725, p. 19.

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prouvée par le P. Ignace. Il y était dit à La fin : « Je promets en outre, jusqu à ce que Je sois admis dans la Compagnie commie profès ou coadjuteur, de garder la pauvreté et la chasteté, selon ce qui est établi dans ce collège, et d’obéir aux supérieurs dans tout ce qu’ils me commanderont!. » Il est fort probable que cette formule fut employée dans la suite par les scolastiques du Portugal, mais rien ne prouve qu'elle ait été adoptée par la communauté de Paris, première « filiale » de la maison de Rome dont elle recevait les ordres directement. Nous trouvons deux autres formules qui purent être envoyées de là aux scolastiques du collège des Lombards. La première est celle que le P. Polanco donna, de la part d'Ignace, au P. Adriano pour les scolastiques de Louvain, le 8 octobre 1549. Elle est très curieuse en ce que les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance ne sont pas directement exprimés, mais seulement la promesse d'entrer un jour et de vivre perpétuellement dans la Compagnie de Jésus en gardant ces trois vœux?. La seconde, que nous donnerions volontiers comme employée par les scolastiques de Paris à la rénovation de 1549, se trouve dans les Rudimenta constitutionum, dont la rédaction remonte précisément à cette année et à la précédente. Cette formule, presque semblable à celle de Louvain, mais plus claire grâce à deux corrections importantes, est ainsi conçue # : « Je promets et fais vœu... d'entrer dans l’ordre de la Compagnie de Jésus, de telle sorte que, autant qu'il est en moi, j y vive perpétuellement, et, dans cette Compagnie, je pro-

1. Voir le texte espagnol de cette formule dans Prat, Mémoires pour servir à l’hist. du P. Broet, pièces justificatives, VII, p. 564. Le P. de la Palma avait trouvé cette pièce dans les notes du P. Ribadeneira, et en même temps une autre pièce prouvant que Ribadeneira avait renouvelé ce vœu le 29 juin 1546 à Padoue, le 30 sept. 1548 à Padoue, le 30 sept. 1551 à Palerme, le 24 juin 1553 à Rome.

2. Voici la partie principale du texte : « Voveo.. me religionem Societatis Jesu ingressurum, ita ut, quantum in me est, vitam in ea perpetuo degam; in qua Societate si receptus fuero, promitto paupertatem, castitatem, atque obedientiam me perpetuam, juxta ipsius Societatis constitutiones, servaturum » (Epist. Ignat., s. 1, t. II, D, 551-554).

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