‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 102 sur 457 · Const. lat. et hisp., app., p · texte numérisé non relu

Const. lat. et hisp., app., p

4. La différence de cette formule et de la précédente porte sur cette phrase : « In qua. Societate, promitto paupertatem, castitatem atque obedientiam me perpetuam juxta ipsius Societatis constitutiones ex nunc et deinceps servaturum. » Avec la formule de Louvain où on lisait « si receptus fuero » entre « in qua Societate » et « promitto paupertatem », le scolastique semblait ne s'engager qu’à faire plus tard les trois vœux, ce qui n’était nullement la pensée de saint Ignace. Ce fut probablement parce que, même après cette suppression, le texte ne parut pas encore assez clair au fondateur, qu’il ajouta de sa main ex nunc et deinceps. On peut voir dans les Const. lat. et hisp. (p. 379, 381, notes) plusieurs autres remarques auxquelles donnèrent lieu les termes de cette formule. L'une, entre autres, demande la suppression des mots quantum in me est, comme pouvant prêter aux scrupules.

mets que dès maintenant et à l'avenir, je garderai la pauvreté, la chasteté et l'obéissance suivant les Constitutions. »

Cette dernière phrase exprimait implicitement la promesse d'accepter le degré que les supérieurs choisiraïent, puisque les Constitutions l'ont ainsi réglé. Une addition, de la main d’ignace, rendait explicites, ex nunc et deinceps, les trois vœux de religion. I] ne manquait plus à cette formule qu’un tour plus concis et une latinité plus élégante, pour avoir la perfection de la formule définitivement adoptée et insérée dans le texte des Constitutionsf.

1. Déjà dans les Rudimenta (op. cit., p. 381) se trouve, aux declaraciones, une formule presque identique à la formule actuelle. Elle n’en diffère que 1°) par une inversion : la promesse d’entrer précédant les trois vœux, et 2°) par une correction d'élégance : undecumque indignissimus, au lieu de in omnibus rebus indignissimus.

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