‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 104 sur 457 · Gallia Christiana, t. IN, p · texte numérisé non relu

Gallia Christiana, t. IN, p

3. Dony d’Attichy, Hist. gén. de l’ordre des Minimes (1624), I, p. 305 et suiv. — Voir « Extraits des mss. d’Audigier sur l'Auvergne », t. II, p. 101 (Bibl. de Clermont, n. 589).

une arme pour la défense de la foi, et entreprit de relever les études dans les Universités de Billom et d’Issoire, qui avaient eu jadis une certaine réputation. Issoire, berceau de sa famille, dédaigna cependant ses offres. Il tourna dès lors vers Billom tout son espoir.

Il aurait désiré établir dans cette ville, auprès des Facultés des arts et du droit, une chaire d’hébreu et d'Écriture Sainte! ; mais il se demandait où trouver des maîtres capables de répondre à son dessein. Le P. Simon Guichard, auquel il confia ses désirs et ses difficultés, avait connu, à Rome, Ignace et ses compagnons dans leur première habitation, près du couvent des Minimes au Monte Pincio, et le souvenir des hôtes de Quirino Garzonio avait laissé dans son âme une profonde impression?. Il parla avec éloges de leurs vertus, de leurs travaux apostoliques, du but de leur Société. Le prélat soupçonna tout de suite que de tels hommes seraient capables de régénérer la jeunesse du pays. Bientôt il eut l’occasion de les connaitre lui-même, et de les juger sur leurs œuvres.

2. Le 15 mars 1545 devait s'ouvrir, à Trente, le concile œcuménique si impatiemment attendu de la chrétienté tout entière; le Pape Paul III, profitant de la paix que le traité de Crespy venait d'assurer à l'Europe, l'avait fixé à cette date. Aussitôt François [° nomma, pour y représenter l'église de France, quatre prélats distingués par leur science et leur vertu : Antoine Imbert, archevêque d’Aïx, Guillaume du Prat, évêque de Clermont, Claude Dodieu, évêque de Rennes, et Claude de la Guiche, évêque d'Agde. Mais le concile, longtemps retardé par les prétentions politiques de Charles-Quint, ne fut ouvert solennellement que le 13 décembre. Le P. Claude Le Jay, représentant et théologien du cardinal Othon Truchsess, évêque d'Augsbourg ?, était arrivé à Trente un mois avant Monseigneur du Prat. Il devait se concilier bientôt, par sa modestie et son savoir, tous les Pères de la docte assemblée“. Comme procureur d’un cardinal, il faisait partie

1. Jaloustre, Les anciennes écoles d'Auvergne (dans Mémoires de l’Académie des Sciences de Clermont-Ferrand, t. XXII, 1881, p. 82-116).

Page 1