Ribadeneira : Soliloquio y conlesiones
4. 11 semble bien que ces deux Pères furent envoyés à Trente, en 1546, déjà comme théologiens pontificaux. Boëro l’affirme (Vie de Laïinez, liv. 1, ch. vi), et on lit dans une lettre d’Ignace à Canisius, au sujet de Lainez et de Salmeron : « quos audieratis in concilium destinatos a summo Pontifice » (Won. Ignat., Epist., t. I, p. 394, lettre de juin 1546).
5. Lettre des légats au cardinal Farnèse, 11 mars 1547, dans Nunliaturberichte aus Deutschland, t. IX, p. 625.
6. « Les évêques étant souvent obligés sous Philippe le Bel de se rendre à Paris
grande bonté, parla longuement des travaux de la Compagnie dont il avait été témoin, spécialement au concile de Trente, et raconta comment, à l’un des discours du P. Salmeron, beaucoup d’auditeurs avaient été touchés jusqu'aux larmes!; enfin il déclara son intention d'établir à Paris une maison d'études, ajoutant qu’il montrerait bientôt sa détermination par des actes. A partir de ce moment, il entretint d’aimables relations avec le supérieur des jeunes étudiants qu'il regardait déjà comme les futurs réformateurs de son diocèse. Il remarqua qu’une habitation indépendante leur manquait, pour goûter la vraie vie de communauté et recevoir les candidats de toutes nations qui demandaient à partager leur sort. Tel était bien aussi le sentiment du Père Viola; malheureusement sa pauvreté ne lui permettait pas de mieux faire. Quand il connut cette détresse, Guillaume du Prat donna une somme de six cents écus. C'était suffisant pour acquérir le domicile que l’on souhaitait, mais on chercha en vain dans le quartier des écoles : les maisons disponibles laissaient à désirer sous le rapport de l'installation, ou bien l’on ne pouvait s'entendre sur les conditions de la vente. Le prélat, cédant à son ingénieuse charité, recueillit dans l'hôtel des évêques de Clermont, situé rue de la Harpe, les religieux du collège des Lombards *.
Bientôt, sous l’habile direction du P. Viola, tout fut organisé selon les usages de la maison de Rome : aménagement très simple des chambres, petite salle servant d’oratoire, jardin ou plutôt « emplacement de jardin » pour les récréations, portier et clochette à l'entrée, tout avait vraiment l'apparence d’une maison régulière. Après les fêtes de Pâques de 1550, eut lieu l'installation. Guillaume du Prat, à sa première visite, fut émerveillé du bon ordre général et en témoigna au P. Viola sa satisfaction”. On ne savait cependant quel nom donner au supérieur de cette nouvelle maison d’études. Celui de Recteur semblait lui convenir“, à l’imi-
pour les affaires de leur diocèse ou pour celles de l’état, l'évêque Ayÿmard de Cros prit de là occasion d'acheter dans cette ville un hôtel, pour lui et ses successeurs, situé dans la rue de la Harpe près de l’église des Saints Cosme et Damien, qui répondait (sic) à la grande cour des Cordeliers. Ce fut en 1291 » (Hist. de l’église d'Auvergne, ms. 589 de la Bibl. de Clermont, p. 205).
1. «Et ex oratione P. Salmeronis multos ad lacrymas fuisse compunctos » (Polanco, Chronicon, I, p. 246).