‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 108 sur 457 · Polanco, Chronicon, I · texte numérisé non relu

Polanco, Chronicon, I

3. Lettre de Polanco, 11 mai 1549 (Mon. Ign., s. 1, t. IH, p. 398). Cf. Chronicon, IT, 88, 91. Litlerae quadr., 1, 394.

4. Les lettres de Recteur furent envoyées au P. Viola, le 7 mai 1550 (Decreta el instructiones, f. 22). Cf. Lettre d’Ignace au P. Viola, 9 mai 1550. Lettre du P. Polanco au même, 9 mai 1550, dans Mon. Ign., s. 1, t. II, p. 9.

tation de ce qui se pratiquait ailleurs dans la Compagnie; mais l'évêque de Clermont consulté trouva que ce titre, porté en France par ceux qui gouvernent une Université, serait trop honorifique ; il demanda que celui, plus simple, de Supérieur fût conservé !.

En quittant le collège des Lombards, le P. Viola était resté t1tulaire d’une bourse qui, depuis, n’avait été concédée à personne. Or il arriva qu’un des proviseurs préposés à la direction du collège donna sa démission, et deux conseillers du Parlement vinrent présider à l'élection de son successeur. Les suffrages des boursiers se portèrent sur le P. Jean-Baptiste Viola, qui accepta la nomination. Les proviseurs n'étant pas tenus d’habiter au collège, le nouvel élu aurait pu remplir le devoir de cette charge, à laquelle était attaché un revenu de huit cents francs; mais dans l'intérêt spirituel de la nouvelle communauté, qui réclamait tous ses soins, le Père Ignace préféra qu’il renonçât aux honneurs et aux bénéfices qu’on voulait lui accorder*.

L'établissement des étudiants de la Compagnie, à l'hôtel de Clermont, ne reposait pas encore sur une de ces fondations charitables dont tant d’autres prélats avaient doté la ville de Paris, en faveur des écoliers pauvres : c'était seulement l'habitation gratuite, dans une maison prêtée par un généreux bienfaiteur. Le P. Viola continua done de recourir à des aumônes pour subvenir à l’entretien des jeunes religieux; et comme il craignait qu'elles ne fussent pas suffisantes pour tous Les besoins, il crut prudent de laisser au collège des Lombards trois ou quatre boursiers d’origine étrangère, Le P. Général n’approuva pas cette mesure; il voulut que tous fussent réunis rue de la Harpe, comptant uniquement sur les secours de la Providence*. Elle ne leur fit pas défaut. Une noble et pieuse femme, mademoiselle d’Acheville“, désirant leur procurer quelques revenus, fit une riche aumône, à charge de dire la messe quatre fois par an à ses intentions. Ignace ne jugea pas cette condition strictement conforme à l’Institut, qui n’admet au-

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