‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 151 sur 457 · Sacchini, op. cil., n · texte numérisé non relu

Sacchini, op. cil., n

que le P. Cogordan dépensa de dévouement et d'énergie pour obtenir l’établissement de ses frères en France.

5. Le 14 septembre 1557, un traité de paix fut conclu entre Paul IV et Philippe I. Désormais la route de Rome était libre, et la Compagnie allait pouvoir procéder avec toute facilité à l’élection de son Général. La congrégation fut convoquée pour le mois de juin 1558. Elle s’ouvrit, le 19 de ce mois, composée seulement de vingt membres, y compris le P. Vicaire !. Le Souverain Pontife, après avoir approuvé les règlements destinés à assurer la validité du scrutin, chargea le cardinal Paceco d’y assister en son nom. Le 2 juillet, fête de la Visitation de la sainte Vierge, le P. Lainez, homme d’un esprit éminent et d’une vertu consommée, fut élu à la majorité de treize voix. Le P. Jérôme Nadal en avait obtenu quatre; les PP. Paschase Broet, Francois de Borgia et Nicolas Delannoy chacun une?. S'il n'avait pas été élu, le Père Vicaire aurait dù proclamer le résultat du vote. Ce fut au P. Broet, doyen des profès, à remplir cet office. Le Pape se montra très satisfait de l'élection, et témoigna une singulière bienveillance aux Pères députés, dans l’audience qu'il leur accorda.

Un des premiers soins de la congrégation, après quelques jours de repos, fut de nommer les quatre assistants du nouveau Général. L'assistance d'Allemagne, qui comprenait la Germanie supérieure, la Germanie inférieure et la France, échut au Père Jérôme Nadal.

On s’occupa également de sanctionner les Constitutions rédigées par saint Ignace. II fut décidé qu'elles auraient force de loi, et que les points substantiels n’en seraient jamais plus discutés ; pour les autres, on pourrait dans l'avenir en délibérer, mais on ne les modifierait que si les leçons de l'expérience ou des motifs évidents l’exigeaient.

Quant au texte même des Constitutions, il fut revu avec soin. Le manuscrit espagnol d'Ignace et la traduction latine de Polanco furent confrontés ; quelques légers changements, portant prinei-

1. C’étaient les Pères : Lainez, Salmeron, Broet, Bobadilla, Rodriguez, Nadal, Polanco, Canisius, Torres, Domenech, Barma, Miron, Pelletier, Delannoy, Goyson, Mercurian, Camara, Vaz, Vinck et Plaza. Seuls les PP. Broet et Pelletier étaient Francais.

Page 1