‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 156 sur 457 · NU | VI SM MN NN 72 17/0007 TER · texte numérisé non relu

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plement « que lesdites Bulles, Lettres du roy et Statuts desdits écoliers et Société [de Jésus] seront communiqués à l'Évêque de Paris Diocésain, pour, lui ouï, être ordonné ce que de raison! ». Conformément à cet arrêt, le P. Cogordan s’empressa de porter à l’'évèque de Paris les bulles pontificales et les lettres patentes du roi; mais, d’après le conseil d’un docteur de ses amis, il se garda bien d’y joindre les Constitutions de la Compagnie, ne doutant pas qu’elles seraient montrées à la Faculté de théologie, ce qui n’aurait pas manqué de susciter de nouveaux obstacles. Cette communication d’ailleurs était inutile, puisque les bulles résumaient les statuts de la Société en les approuvant.

Dès qu’il eut en mains Les pièces du procès, Eustache du Bellay convoqua les curés de Paris. « 11 leur exposa l’état de la question d’après sa manière de voir », c’est-à-dire d’après Les principes gallicans. « Il leur demanda instamment de considérer, avec la plus grande attention, les privilèges exorbitants dont jouissait cette nouvelle Société? »; puis il les pria de lui donner librement leur avis. Sous l'influence de ces pressantes recommandations, les curés s'appliquèrent de leur mieux à découvrir dans les actes pontificaux tout ce qu’ils croyaient être une atteinte à leur autorité, à leur dignité ou à leurs prérogatives. Ils conclurent unanimement « que les privilèges de la Compagnie de Jésus étaient incompatibles avec les libertés de l’église gallicane ? », et que par suite elle ne pouvait être admise dans le royaume. En vain le P. Cogordan s’efforca de leur montrer combien leurs raisons étaient illusoires : il ne put vaincre leur obstination‘.

Jusque-là l’Université, en corps, ne s’était point prononcée dans cette affaire, car le décret du 1° décembre 1554 était émané de la seule Faculté de théologie. L'évèque et Les curés sollicitèrent son concours. Elle se prêta, de bonne grâce, à faire cause commune avec eux et le Parlement. Réunie en assemblée générale aux Mathurins, elle déclara solennellement que dans le temps où l’on vivait, on ne devait pas approuver le nouvel Institut : « IL n’est propre, disait-elle, qu'à en imposer à grand nombre de personnes et principalement aux simples; il a une liberté de prècher vraiment excessive; il n'a aucunes pratiques particulières qui le distinguent des laïques et des hommes du commun,

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