Sacchini, Hist. Soc., P. II, t. V, n
4. Ribadeneira, Vie du P. Lainez, p. 131, 132. Cf. Bartoli, Dell’ Italia, L. IV, CT p160!
5. Lettre du 21 juin 1561 (Gall., Epist. Gen., t. 1561-1566). Cf. Epist. Nadal, LT, p. 482.
6. Lettre au P. Viola, 21 juin 1561 (Ibid.). — Lettre du P. A. du Coudret au P. Domenech, 27 sept. 1561 (Gall. Epist., t. I, fol. 322).
ture du concile national. Le 12 juin, une lettre de cachet convoqua tous les évêques à Paris sous différents prétextes : ils étaient priés de s’y rendre «toutes excuses cessans.. le vingtiesme du mois de juillet prochain »; chacun d'eux devait amener « un personnage, soit régulier, soit séculier de [son] diocèse, des plus versez ès Écritures saintes, et de meilleure vie et de saine doctrine, pour adviser de l'élection » des prélats que Sa Majesté enverrait au concile de Trente, « consulter et résoudre, en bonne et grande compagnie, les choses qui se devront proposer de la part de l’église gallicane... et conférer avec [le roi] de plusieurs choses de grande importance! ».
Pour calmer les inquiétudes de la Sorbonne, qui demandait des explications?, on répondit qu'il n’était question que d’une simple assemblée du Clergé. Toutefois dans la pensée de Catherine de Médicis et de L'Hôpital, son chancelier, la réunion projetée devait être une sorte de concile national, où l’on poserait les bases d’une tolérance générale et d’un accord entre les partis religieux. À peine arrivés à Paris, les évêques furent mandés à Poissy, petite ville située dans le voisinage de Saint-Germainen-Laye, où résidait alors la cour. Les deux tiers des prélats du royaume, soupçonnant le secret dessein de la reine-mère, s’'abstinrent de répondre à l'appel; d’autres y virent une raison . de venir défendre les intérêts et les droits de la religion catholique : quarante-huit seulement représentèrent tout l’épiscopat français. Parmi eux se trouvaient Odet de Châtillon, évêque de Beauvais, Jean de Montluc, évêque de Valence, Jean de Saint- Gelais, évêque d'Uzès, et Caraccioli, évêque de Troyes, partisans plus au moins secrets du calvinisme et prêts à seconder les intentions perfides du gouvernement. Mais leur faible minorité s’effaçait devant l’imposante majorité des évèques que distinguait leur zèle pour la foi, et à la tête desquels marchaient les cardinaux de Tournon, de Lorraine, d’Armagnac et de Guise. Douze docteurs de l’Université de Paris et douze canonistes, choisis dans les chapitres des différentes églises, furent admis à prendre part aux délibérations de l’assemblée?.
La reine évita de faire aux pasteurs protestants une invitation