‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 167 sur 457 · D'Argentré, Collectio judiciorum, VI · texte numérisé non relu

D'Argentré, Collectio judiciorum, VI

3. « Bref recueil et sommaire de ce qui s’est passé en la ville de Poissy, durant l’assemblée de l'église gallicane, depuis le 26 juillet jusqu’au 14 octobre 1561 ». Préliminaires. (Copie manuscrite provenant de la bibl. du cardinal de la Luzerne. Archiv. Prov. de Lyon). Cité par le P. Prat, op. cit., p. 426.

directe; elle se contenta de publier, le 25 juillet, un édit permettant « à tous Les sujets du roi très chrétien, qui voudraient être ouïs en l’assemblée du clergé », de se rendre à Poissy sans crainte d’être inquiétés pendant l'aller et Le retour!. D'autre part, le lieutenant général, Antoine de Bourbon, écrivit aux ministres les plus importants qui se gardèrent bien de repousser ses avances; mais il leur fallut quelque temps pour choisir les députés et s'entendre sur les moyens d'attaque et de défense*.

5. Le 31 juillet, le jeune roi accompagné de la régente sa mère, du duc d'Orléans son frère, du ‘roi de Navarre, du duc de Guise, du connétable de Montmorency, du prince de Condé, de l'amiral de Coligny et d’autres seigneurs de sa cour, quitta Saint-Germain et vint à Poissy présider la séance d'ouverture de l'assemblée du Clergé. Le grand réfectoire du couvent des religieuses dominicaines avait été choisi comme salle de réunion. Dans son discours, le chancelier de L'Hôpital, parlant au nom de la Couronne, qualifia l’assemblée de concile national et se permit de lui tracer le programme de ses délibérations; il la pria d'examiner : la subvention que le clergé accorderait au roi, la réformation des abus introduits dans la discipline ecclésiastique, et la tolérance des opinions, seuls moyens, disait-il, de remédier aux maux qui désolaient le royaume. Les évêques comprirent aussitôt où l’on prétendait les mener. Dès le lendemain, ils firent entendre leur protestation : réunis sous la présidence du cardinal de Tournon, ils déclarèrent qu'ils ne feraient absolument rien contre le consentement et le bon vouloir de notre Saint-Père le pape, chef de l’Église catholique?. Se renfermant dans les limites indiquées par les lettres de convocation, ils choisirent quatre points comme objet de leurs délibérations : 1° de la réformation des abus; 2° de la subvention à offrir au roi; 3° du choix des évèques à députer au concile de Trente; #° des moyens d’apaiser les troubles du royaume, et subsidiairement de l'admission de la Compagnie de Jésus. Puis ils décidèrent qu'ils ne toucheraient ni à la doctrine ni aux matières de fo1f.

Tandis que les évêques délibéraient à Poissy, chaque jour arrivaient à Saint-Germain quelques ministres, délégués par les

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