‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 170 sur 457 · Prat, Hém. sur le P. Broel, p. 432. — 4. Ibid · texte numérisé non relu

Prat, Hém. sur le P. Broel, p. 432. — 4. Ibid

Lorraine, d'Armagnac et de Guise, ainsi que la majorité des autres prélats, se résignèrent à y souscrire, dans l’intérêt même de l'Ordre qu'ils protégeaient. Telles étaient les circonstances qui menacaient la religion catholique en France, qu'ils craignaient de ne pas rencontrer de longtemps une si bonne occasion d’implanter le nouvel Institut dans le royaume. L'acte d'admission de la Compagnie fut donc signé, le 15 septembre 1561, par maitres Nicolas Breton et Guillaume Blanchy, greffiers et secrétaires de l'Assemblée, « sous les seings et scel » du cardinal de Tournon, primat des Gaules, et d'Eustache du Bellay, évêque de Paris!.

La Compagnie, de son côté, « voyant la France, dit un vieil auteur, avoir un extresme besoin d’estre aydée par prédications, catéchismes et bonnes instructions de la jeunesse », se soumit

patiemment aux conditions onéreuses qui lui étaient imposées? ». Elle espérait, avec raison, que le temps redresserait peu à peu les fausses idées qui les avaient suggérées. Et, de fait, dès’ le 1° juillet 1565, Charles IX déclara par lettres patentes que les disciples d’Ignace pourraient porter dans son royaume, comme partout ailleurs, le nom de religieux de la Compagnie de Jésus, -et commanda à la Cour de « vérifier sans restriction » les Bulles de l’Institut. Neuf ans après, au mois de février 1574, de nouvelles lettres patentes mirent sous la protection des lois non seulement le collège de Clermont à Paris, mais encore tous ceux que la Compagnie avait fondés ou fonderait dans le royaume. En 1580, la même faveur fut confirmée par Henri III, avec l’entière approbation des privilèges et l’autorisation spéciale d'établir des maisons professes *.

L'Assemblée du Clergé n'avait, en somme, exprimé qu'un avis favorable à la réception de la Compagnie de Jésus. Il appartenait au Parlement de donner un arrêt définitif. Puisqu'il avait subordonné son assentiment à celui des évèques, on pouvait espérer qu'il ne ferait plus aucune difficulté. Le P. Cogordan s'empressa donc de poursuivre l'achèvement de cette affaire, qu'il avait conduite jusque-là avec une si vigoureuse persévérance. Le 1% janvier 1562, il saisit la Cour de la décision de l'Assemblée. Le 13 février, à la suite des conclusions du procureur général, la Cour déclara que, « tout considéré, ledit acte de réception et d'approbation fait audit concile et Assemblée tenue

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