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au courant. de ces bonnes -dispositions;-ear; dans une lettre du 1° mai, äl-imsista auprès du P. Lainez sur la nécessité de répondre le plus tôt possible à l'attente de l'évêque et aux désirs des catholiques de la ville. Profitant d’une occasion, il envoya mème à Rome une somme « de cinquante écus d’or » pour le voyage des régents, et indiqua ceux qui lui semblaient le mieux convenir dans les circonstances présentes : « Il importe beaucoup, disait-il, de jeter de solides fondements; c'est pourquoi il nous semble, Fi. meilleur avis de Votre Révérence, qu'elle ferait très bien de désigner avec le P. Guy Roïllet, maitre Émond Auger, et trois ou quatre autres Pères de même mérite, qui lui paraitront mieux s'adapter aux mœurs du pays et aux difficultés de la situation !, »
3. Le 11 mai 1559, le P. Général fit savoir au Provincial de France qu'il acceptait le collège de Pamiers dans les conditions proposées, puis il décida d'envoyer d'Italie, pour travailler à ses débuts, les PP. Jean Pelletier, Émond Auger, Jean Roger et Pierre Barrault. Les deux premiers, par le rôle qu'ils ont joué, méritent plus qu’une simple mention.
Le P, Jean Pelletier, ancien étudiant du collège des Lombards, avait été chargé, à la maison professe, de la formation des jeunes religieux destinés à devenir les solides assises du collège romain. Il Les accompagna, comme supérieur, lorsque cet établissement ouvrit ses premières classes au pied du Capitole. Telle fut la perfection de son gouvernement que le P. Ignace l'avait nommé le saint recteur. Il alla ensuite fonder le collège de Ferrare, qui devint pour la foi un boulevard inexpugnable contre les assauts du calvinisme, favorisé par la duchesse Renée de France. Il contribua puissamment à ramener celle-ci au catholicisme ?, et si la conversion ne fut pas durable, la duchesse du moins ne donna plus de scandale et garda désormais pour elle ses opinions hérétiques*. Avant de revenir en France sa patrie, Jean Pelletier avait subi à Rome les épreuves du doctorat et acquis ainsi un titre de plus à l’honneur de fonder le collège de Pamiers.
Le P. Émond Auger, à cette époque, ne jouissait pas encore de la réputation d’orateur sacré qui l’a fait surnommer plus tard
1. Lettre du 29 avril 1559 (Epist. P. Broeli, p. 135). Lettre du P. Cogordan au P. Lainez, 1° mai 1559 (Gall. Epist., t. I, fol. 68).
2. Lettres du P. Pelletier à saint Ignace, Cartas de S, Ignacio, t. IV, app., p. 523.