‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 183 sur 457 · Catalogus triennalis Aquitaniæ, p · texte numérisé non relu

Catalogus triennalis Aquitaniæ, p

2. € Vray pourtraicl de la vie du Révérend P. Auger », par le P. Baïlly. Manuserit inédit de l’auteur, format in-12, sans paginalion (Archiv. prov. de France). Le P. Bailly, né à Sézanne en 1587 et mort en 1657, semble bien placé pour nous fournir des renseignements précis. 11 fit paraître, en 1642, une Vie du P. Auger en latin. 11 écrivit aussi celte vie francaise dont nous avons le manuscrit original entre les mains. — Nous devrons également avoir recours à la Vie du P. Auger par le P. Dorigny (1716). - Ce dernier nous avertit dans sa préface qu’il à puisé dans l'ouvrage du P. Bailly, dans quelques papiers et lettres du P. Auger et dans les notes personnelles d'un contemporain de celui-ci, le chanoine Rousset (ou Roussel). Il a eu de même recours aux premiers historiens de la Compagnie. Pas toujours exact, il demande à être contrôlé.

3. Ceci est conforme à ce que le P. Auger rapporte lui-même dans les réponses qu'il fit au P. Nadal en 1562 : « Fortunà erant illi [parentes] satis amplà. » Examen P. Augerii dans Ep. Nadal, L. I, p. 740, 741, note.

4. Baïlly, 1. I, ch. 1. — Le P. Auger eut deux frères : « Fratres habeo duos ; alterum satis divitem.. alterum ego de Societate esse puto, » (Examen déjà cité).

5. Comme médecin, dit le P. Bailly; comme professeur de grec et latin, dit le P. Jouvancy (Hist. Soc. Jesu, P. V, 1. XXIV, p. 769). Jouvancy et Dorigny ont donné sur la

jeunesse d’Auger Les mêmes détails que Bailly, mais avec des variantes, 6. Baïlly, L. c.

nouvelle déception : le P. Le Fèvre était mort depuis trois ou quatre ans!. « Ce qui fut cause qu'après avoir souffert quelques incommodités, esloigné de ses parents en un pays esiranger, sans recours que celuy de son industrie, il se reconnut obligé de chercher condition?. » Il eut l’idée de s'installer, comme copiste ou écrivain publie, au Campo di Fiori. Il y fit la rencontre d'un Jésuite, français d’origine, le P. Ponce Cogordan, alors procureur à la maison professe de Rome, lui raconta son aventure et le supplia d’avoir pitié d’un compatriote dans la misère. Le P. Cogordan fut touché de son état et aussi de sa physionomie avenante, l'emmena avec lui et l’employa comme domestique à la cuisine de la communauté. Émond en prit son parti avec sa bonne humeur habituelle. fl fut bientôt remarqué des novices, qui, selon l'usage, venaient à tour de rôle aider le frère cuisinier. Charmés de son naturel aimable, de l'agrément de ses manières et de ses entretiens, ils parlèrent de lui. Le P. Ignace voulut le connaitre, apprécia tout de suite les talents de son esprit et les dons de son âme, et le retira de son emploi subalterne pour lui faire suivre les cours de rhétorique, puis de philosophie?. Le jeune homme s’y distingua par de brillants succès; en même temps, les exemples qu’il avait journellement sous les yeux l’attirèrent à la Compagnie de Jésus; en 1550“, il demanda et obtint son admission au noviciat où il se forma à la vie religieuse sous les yeux et par les soins du saint fondateur. En 1551 il prononca ses premiers vœux, puis il occupa une chaire de poésie latine au collège romain6. L'année suivante (1552), il prit part à la fondation du collège de Pérouse? où il resta quatre ansÿ. C’est là qu'il se révéla prédicateur. Malgré « une faible santé et les nombreuses occupations » que lui donnait l'enseignement de la première classe, il aimait « comme délassement » à prêcher sur une place publique où il « charmait et édifiait la foule des auditeurs * ». Après sa théologie, dans laquelle il montra une extrême facilité, il fut envoyé comme professeur de rhétorique au collège de Padoue. Cette dernière ville le céda à la France, qui va bientôt lui offrir un vaste champ d'action dans la lutte contre les hérétiques.

1.11 mourut à Rome en 1546; l’arrivée d'’Auger dut avoir lieu vers 1549 ou 1550.

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