‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 199 sur 457 · Pélisson, De l'antiquilé…, cité par Massip, p · texte numérisé non relu

Pélisson, De l'antiquilé…, cité par Massip, p

4. Le P. Général tenait à cette mention afin de bien établir que la prédication n’était pas rémunérée (Decreta et Instructiones, fol. 198" : Ricordi del modo che si ha da tenere in trattare col. Ill"° Cardinale Turnone). ;

baye de la Chaise-Dieu », dont dépendait le prieuré d’Andance,

«et y demeureront cinq ans entiers, et ledict temps passé, feront / place à aultres religieux qui seront successivement envoyés par

le couvent de ladicte Abbaye ». Enfin les Pères acceptèrent de

visiter, «une foys le moys pour le moings, tant la chambre des-

dicts quatre religieux que celles des pédagogues et escoliers qui

seront enseignez audict collège, affin de les exhorter et admones-

ter de leurs devoirs », et prendre garde « qu'ils ne tiennent et

lisent dans leurs chambres aucuns livres réprouvés ou suspects

d'hérésie ! », |

Le lendemain de ces arrangements, le 7 janvier 1561, le car-

dinal écrivit à son neveu Just, comte de Tournon : « Hier, je tray-

tay avec les Pères de la Compagnie de Jésus sur le faict de mon

collège, que je leur ay baïllé avec tout son revenu... Je voullay :

dès cette heure casser tous les régens et faire cesser l’exercisse,

affin qu'ils trouvassent maison necte; mais ils n’ont pas esté de

ceste oppinion. Et mesmement qu'il y aura quelques mois devant

qu'ils puissent estre tous assemblés, dont la plupart viendront de

Rome et autres lieux d'Italye, qui seront choisys et envoyés par le

général, [ce] qui ne se fera pas sans grands frais; mais je ne

veux rien épargner pour estaller ung si bon ordre ?. »

L. Les Pères, en effet, avaient besoin de temps pour arrêter les mesures exigées par la nouvelle organisation du collège. Le Père Jean-Baptiste Viola en fut particulièrement chargé avec le Père Émond Auger qui le rejoignit à Billom. Tous deux arrivèrent à Tournon le 3 mai, fête de l’Invention de la Sainte Croix, « jour bien choisi, remarque le P. Jean-Baptiste, pour nous rappeler que nous aurions, nous aussi, la croix à porter ? ». Le comte de

1. Contrat de cession (Archiv. di Stato, {. c.). Avant la conclusion de cet accord le P. Viola avait été obligé de refuser, comme contraires à l’Institut, certaines conditions demandées par le cardinal, qui d’ailleurs ne fit aucune difficulté. On les trouve énumérées dans une lettre du P. Viola au P. Lainez (17 janvier 1561). Voici les principales : Que les Jésuites fussent seulement administrateurs du collège et rendissent compte chaque année des recettes et dépenses ; — qu'ils admissent les quatre religieux de la Chaise-Dieu à leur vie de communauté: — qu'ils eussent des pensionnaires; — qu’ils payassent un médecin habitant au collège. Après avoir rappelé ces demandes du cardinal de Tournon, le Père Viola ajoutait : « C’est à contre-cœur que je lui ai accordé la visite des pédagogies, toutefois étant dans un pays rempli d'hérétiques, il m'a semblé utile de céder sur ce point, afin que les pédagogies et les élèves soient préservés dans leurs mœurs et dans leurs lectures. D'ailleurs ces pédagogies ne sont pas éloignées du collège et il sera facile de les surveiller dans l’après-dîner » (Roma, Archiv. di Stato, Carte Gesuit. Pac. 246).

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