‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 211 sur 457 · Historia fundat · texte numérisé non relu

Historia fundat

4. Notice ms. (Archiv. de l'Aveyron, D, 552). Le cardinal d'Armagnac avait déjà songé lui-même à établir les Jésuites à Rodez; en y envoyant le P. Pelletier il n'avait eu d’autre but que d'ouvrir les voies à cet établissement. — Lettre du cardinal d'Armagnac au P. Lainez, 7 février 1561 (Epist. Cardinalium).

5. Epist. P. Nadal, t. I, p. 736, 737; t. IL, p. 93, — Lettre du P. Roger au P, Lainez, 29 mai 1562 (Gall. Epist., t. Il, fol. 1-3). 3 :

annuel la some de troys cens livres sur les fruits, profits et emolumens de l’évesché de Rodès, lesquels lil} affecteroit et obligeroit tant pour soy que pour] les futurs évesques ses successeurs », jusqu'à la constitution d’une rente ou revenu perpétuel équivalent. Le cardinal promit de faire ratifier le présent contrat « à Révérend Père en Dieu, Jacques de Corneillan », et au chapitre de la cathédrale. Les consuls, réservant « la communication et consentement par eux à faire à la commune », abdiquèrent au nom de la cité, outre « le bastiment et sol que de présent y est », cent livres de rente données par le sieur de Salone et feu M° Antoine Orgueilly « pour estre appliquées aux escolles ». Le P. Pelletier, « réservant le vouloir du Général de l'Ordre », promit de « bien et fidellement faire apprendre et enseigner les auditeurs et escolliers,.. de commencer ledit exercice dans un an au plus tost » avec six religieux, et « d'augmenter les classes de personnes doctes selon l’exigence et accroissement de la fondation ».

Des dons particuliers ajoutés à la dotation du collège devaient en faciliter les débuts. La ville de Rodez comprenait alors deux parties qui avaient chacune leurs consuls : la cité proprement dite, intra-muros, et le bourg, hors des murs. Les consuls du bourg donnèrent mille livres avec les terrains joints au collège, et promirent de donner davantage plus tard. Le cardinal et M# Jacques de Corneillan abandonnèrent la prébende théologale?. Sur ces entrefaites le cardinal d’'Armagnac, appelé à Paris vers la fin du mois de mai par le roi de Navarre, lieutenant général du royaume, présenta le contrat au P. Lainez pour recevoir son approbation. Ayant manifesté Le désir d'avoir huit Pères au lieu de six, il fut convenu, le 3 juin, qu’on ajouterait cent cinquante ou deux cents livres aux quatre cents déjà promises. Par acte du 27 août, le bourg et la cité accordèrent encore au collège la jouissance à perpétuité de la Tour Ronde voisine de la porte des Cordeliers*.

Le 22 juillet 1562, jour de la fête de Sainte Madeleine, la Com-

Page 1