‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 240 sur 457 · Annal decas te FAL:c Rp · texte numérisé non relu

Annal decas te FAL:c Rp

2. C'étaient des chevaliers de Malle qui s'étaient chargés de cet office (Annal. decas t*, L IF, e- 11, p. 74, 75).

8. Possevin s'étend longuement sur cette question dans son Annal. decas 1*, L. IN, C. III, IV, V, P. 76-84.

4. Lettre de Possevin au P. Général, 21 mars 1564 (Acta a Possevino). COMPAGNIE DE JÉSUS. — T. I. 23

ni :

incident, assez extraordinaire, montra que Dieu bénissait ce genre d'apostolat : le feu, ayant pris dans un magasin, y consuma toutes sortes de marchandises, sans endommager le moins du monde un ballot de bons livres qu'on trouva intact au milieu des cendres de l’incendie!.

jusque-là, le soin du ministère auprès des habitants de Lyon incombait presque tout entier au P. Auger. Possevin, quoique doué d’une grande facilité pour les langues, sentait tant de répugnance à apprendre le français qu'il désespérait d'y réussir; pourtant, à la suite d'un songe mystérieux, il s’y appliqua avec tant d’ardeur et de courage que bientôt il le parla aussi facilement que l'italien ?. C'était bien là le compagnon qu'il fallait au P. Auger. Brülant comme lui de l'amour des âmes, :] avait encore, comme lui, un très beau talent oratoire. Tous deux travaillèrent à l’envi, nuit et jour, à affermir les catholiques dans la vérité, à instruire les ignorants, à réconcilier avec l'Église ceux que l'esprit de mensonge avait séduits. Aussi, disaiton couramment que Lyon devait à ces deux hommes la conservation de la foi’. Le P. Olivier Manare, qui les vit à l’œuvre, ne pouvait assez admirer les sentiments de sincère piété qu'ils avaient su inspirer aux fidèles : « C'était, écrivait-il, une avidité incroyable à entendre la parole de Dieu et à s'approcher de la Sainte Table: ferveur d'autant plus admirable qu’elle n’était point causée par la pompe extérieure, si propre à exciter la dévotion selon l'esprit de l'Église. Les autels avaient été dépouillés de leurs ornements par les huguenots, et on n'avait pas encore eu le loisir ni le moyen de s’en fournir de nouveaux; plusieurs prêtres même se servaient de calices d’étain pour la célébration des divins mystères. Mais une touchante simplicité, animée d’une foi vive, avait concentré toute l'affection du cœur au principal objet que la religion nous découvre dans le Très Saint Sacrement, et Lyon rappelait à ce moment l'édifiant spectacle des premiers siècles de l'Église {. »

11. Le P. Auger préchait d'ordinaire tous les jours, et deux fois le dimanche; le reste de ses journées était pris par la visite

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