‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 243 sur 457 · Annal. dec. 1“, L. II, €. vix, p · texte numérisé non relu

Annal. dec. 1“, L. II, €. vix, p

4. L'histoire civile de Lyon, p. 237. CF. Gall. Christ., t, 1, p. 331, 332, note «a. — On dit qu'un jour de Noël, du haut de la chaire, il jeta ses ornements pontificaux après avoir inveclivé contre le pape. 11 embrassa ensuite le métier des armes,

Possevin, mais depuis quand est né Calvin, fondateur de votre prétendue réformation? » À cette brusque sortie il n’y avait rien à répondre ; la conférence prit fin sans aucun résultat, comme on l'avait bien prévu !.

13. Charles IX, pendant son séjour à Lyon, avait entrepris de faire bâtir une citadelle sur la colline de Saint-Sébastien; des exemples récents lui avaient montré que ces forteresses restaient au pouvoir des troupes royales, même quand les villes tombaient aux mains des huguenots. Mais il ne put en presser la construction, car un second fléau venait de succéder à celui de la guerre civile. La cour, obligée de fuir devant la peste, se retira au château de Roussillon en Dauphiné ?. Un nouveau théâtre d’apostolat s’ouvrait ainsi au zèle et au dévouement des deux missionnaires. Déjà ils étaient prêts à se consacrer l’un et l’autre au soin des malades, sans distinction de catholiques et de protestants, lorsque, sur le conseil du P. Auger, Possevin se rendit à Avignon où sa présence semblait très utile à l'établissement d’un collège de la Compagnie ?. Quant au P. Émond, il résolut de demeurer avec ce malheureux peuple. Ému de ses épreuves, il s’efforca de le mettre à même de profiter de la visite du Seigneur, et publia, à cet effet, la touchante Epitre consolatoire aux catholiques de Lyon, que l’on trouve imprimée à la fin de son catéchisme. Sa charité ne se contenta pas de paroles; elle lui fit embrasser avec joie toutes les occasions de procurer, aux dépens de sa propre vie, le soula gement spirituel et temporel des pestiférés. Du milieu de l'été à la fin de l'automne, soixante mille personnes, s’il faut en croire de Rubys ‘, quarante mille, selon d’autres auteurs, périrent victimes de la contagion.

Au plus fort du fléau, le 28 septembre 1564, dans une lettre d'un style assez décousu qu'il écrivit au P. Général, le P. Auger a tracé de cette époque un tableau lugubre où paraissent l’étendue de son zèle et son étonnante activité * : « Une partie des huguenots, dit-il, meurent au milieu d’horribles imprécations, se damnant ainsi deux fois par leur faute ;...….. on en trouve qui se donnent la mort à eux-mêmes; beaucoup aussi se .convertissent, m'appellent, renoncent à leur Viret et à toute la secte calviniste.

. Annal. decas 1*, Z. c. Cf. Sacchini, P. IE, lib. VIII, n. 84.

. Lettre du P. Auger au P. Lainez, 14 juill. 1564 (Gall. Epist., t. II, f. 190). . Annal. decas 1°, 1. VIII, p. 91.

. Op. cit., p. 403, 404.

. L'original est en italien.

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