Art. Maldonat, remarque L
avoir développé un jour les preuves de l'existence de Dieu, expose une autre fois les raisonnements ou les objéctions des athées, ne prétend pas renverser ce qu'il avait d’abord établi. Maldonat ne s'était pas proposé de prouver également qu'il y a un Dieu et qu'il n'y a point de Dieu; il voulait, dans l’une et l’autre de ses leçons, donner les preuves de l'existence de Dieu : dans la première par l'exposition des arguments très solides de ceux qui la tiennent, dans la seconde par l'exposition et la réfutation des arguments faibles de ceux qui la nient. :
Nous arrêterons là cette analyse déjà trop longue: elle suffit amplement à montrer les procédés peu honnêtes de l’orateur, qui pourtant ce jour-là conquit la célébrité. Quant à la valeur littéraire du discours, nous n’hésiterons pas à la reconnaître. On trouve dans la forme, au milieu des défauts inhérents à toutes les œuvres de l’époque, de sérieuses qualités d'écrivain. Mais le fond a été censuré par les juges les moins suspects de partialité. L'avocat général du Mesnil reproche à Pasquier de « s'être trop estendu », de n’avoir pas su « polir ce qui était rude et adoucir ce qui était aigre ! ». La passion l’aveugle, dit M. Douarche, « et le rend souvent injuste envers ses adversaires? ». De l’aveu de M. Lenient, son discours est à la fois « un panégyrique à la gloire de l’Université, et un pamphlet violent, haineux, plein d’âpreté gallicane et de fiel parlementaire contre le fondateur et les membres de la Société de Jésus? ».
k. La plaidoirie d’Étienne Pasquier, vraie déclamation de sophiste, était plus propre à faire impression sur le public que