‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 282 sur 457 · AUTRE FIELE BU ANA = ABS LE IPS) ETC · texte numérisé non relu

AUTRE FIELE BU ANA = ABS LE IPS) ETC

l'Université, si son oncle n’était venu d'Artois en France !. De quel droit cet étranger voulait-il qu’on expulsât du royaume des religieux dont la plupart étaient Français? Que signifie, ajoutaitil, cette qualification de barbares? On ne pouvait prétendre que la France eût le monopole des sciences et des lettres, Voulait-on dire que les professeurs du collège de Clermont étaient gens incultes et ignorants? Alors comment expliquer le succès de leur enseignement? — Mais ils excitent des troubles! — N'était-il pas notoire, au contraire, que les régents de l’Université avaient plus d’une fois essayé d’ameuter les mauvaises passions contre les Pères, tandis que ceux-ci, dans une circonstance récente, étaient parvenus à calmer l’effervescence de leurs écoliers? — Enfin, au reproche de corrompre la jeunesse, le P. Perpinien se contentait d’opposer les résultats incontestables du collège de Clermont : de nombreux auditeurs ramenés au sein de l’Église ou raffermis dans Ja foi ; une jeunesse studieuse, assidue aux leçons de ses professeurs, disciplinée dans sa conduite et réglée dans ses mœurs. Il ne restait plus rien des ridicules accusations, lancées contre les Pères de la Compagnie de Jésus, pour dissimuler Le vrai motif de la persécution. Les arguments de Perpinien étaient sans réplique. Mais son nom et son arrivée à Paris ne firent qu'irriter les jalousies inquiètes de l’Université. On savait la réputation qu'il s'était acquise partout où il avait enseigné, à Coïmbre, à Rome, à Lyon. N’allait-il pas, par Le prestige de son éloquence, augmenter encore l’éclat d’un collège déjà trop célèbre? Ne pouvant l’empêcher de parler, on résolut de troubler du moins ses triomphes. Perpinien préluda à ses lecons par six discours sur la nécessité de conserver l’ancienne religion : de veteri religione retinenda. Dans le premier, qu’il prononca le 3 juin, il fit d’abord allusion à la position difficile du collège de Clermont vis-à-vis de l'Université de Paris; — vu la préoccupation générale des esprits, il ne pouvait s’en dispenser; — mais 1l exprima ses regrets avec un tact si délicat, que les plus malintentionnés n’y trouvèrent rien à réprendre : il voulait encore espérer qu’un accord loyal succéderait à des inimitiés gratuites; et, quand bien même d’injustes préventions viendraient à prévaloir, personne, affirmait-il en son nom et au nom de ses frères, « n'épargnerait ni ses forces, ni sa santé, ni sa vie pour le service de la religion ét du pays». Après ce préambule, abordant le fond de son sujet, il montra

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