‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 313 sur 457 · Archiv. comm., GG., XX, 193, n° 6, fol · texte numérisé non relu

Archiv. comm., GG., XX, 193, n° 6, fol

bres d’une congrégation d'hommes, déjà formée sous la direction des Jésuites. « Félix Régnier, surintendant, Jean-Baptiste Brune et Jean-Baptiste Savignon, assesseurs, Philippe Jacomini, Pierre Le Moyne, Antoine Blaise et autres, de la Congrégation Notre-Dame, fréquentans les sacrements de confession et communion en l'église du collège de la Trinité », s’entendirent entre eux pour « dresser ung collège de commensaulx soubs le bon plaisié du Roy, M l’Archevesque et Messieurs de la ville », aux conditions suivantes : le Principal qui les gouvernera sera choisi par le P. Recteur, lequel aura la surintendance de tout ce qui concerne « les bonnes lettres, meurs et discipline scolastique »; — le soin des choses temporelles sera confié à un économe désigné par les commissaires de la congrégation, « avec consentement toutes foys dudit Recteur »; — au Principal appartiendra le choix de son personnel qui devra être approuvé par le Père Recteur; — s’il advient que la congrégation de Notre-Dame renonce à l'administration du pensionnat, le Principal seul en aura la charge, sans cesser d’être soumis au P. Recteur !.

Ce projet fut envoyé à Rome par le P. Creytton, et Le P. Annibal du Coudret, mis récemment à la tête de la province d’Aquitaine, écrivit lui-même au P. Général en lui remontrant les inconvénients qu’aurait à subir le collège de Lyon, si la demande du pensionnat n'était pas acceptée. En effet, la ville se montrait fort mécontente. Des deux contrats de fondation, le dernier et définitif, celui du 6 août 1571, n'avait pas encore été enregistré au Parlement. Le Père Provincial avait beau presser les échevins d'en obtenir l'homologation, ceux-ci répondaient par « de bonnes parolles », mais ils ne voulaient que gagner du temps « jusques à l’yssue de leur magistrature pour laisser la chose » en l'état?. Bref, écrivait le P. du Coudret au P. Général, « ces seigneurs sont fort froids et aliénés en grande partie de nous, disant que nous avons chassé leurs enfans du collège. Ils prennent bien plaisir aux exercices du collège, et disent qu'ils le veulent bien avoir, mais ils ne peuvent avaller ce point-là de leurs enfans. Pour auquel remédier, l’on avoit icy pensé que quelques

bourgeois et marchans dressassent un collège de pensionnaires

près du nostre, à la forme que le P. Creitton escrit à Votre Révérendissime Paternité ». Tout en demandant des ordres au

1. Projet de pensionnat envoyé à Rome par le P. Creytton avec une lettre au P. Général, du 31 octobre 1575 (Galliae Epist., t. IX, fol. 165). : 2. Lettre au P. Général, 31 octobre 1575 (Galliae Epist., t. IX, f. 166).

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