Traité de l’immortalilé de l'âme, Avis au lecteur
4. Voir, sur cette question du noviciat de Rome, Sacchini : Hist. Soc. Jesu, P. II, I, n° 54, 55: L. LV, n, 62, 68.
5, Leltre du P, Hay au P. Général, 21 juin 1569 (Gall. Epist., t. IV).
Avant le départ du P. Visiteur, le P. Manare avait proposé d'établir le noviciat à Verdun. Ce projet ne put être immédiatement exécuté; il ne le fut partiellement qu'en 1572?. Au mois de septembre de cette année, le P. Hay reçut l’ordre d'envoyer une partie des novices de seconde année à Verdun, une autre à Paris et dans d’autres collèges; les novices de première année devaient tous rester à Billom*.
Dans la province d'Aquitaine, dès l’année 1567, les novices furent rassemblés à Tournon#; en 1568, quand ce collège fut dispersé, ils se transportèrent à Avignon. Au mois de février 1569, il fut question de les transférer à Toulouse”; mais en 1571 on décida que le noviciat, distinct du collège, resterait à Avignon. Le P. Ignace Balsamo en eut la direction jusqu'à l'arrivée du P. Benoit Nigri, que l’on peut considérer comme le premier Maitre des novices en France‘.
Outre la fondation des maisons de noviciat dans chaque province, la deuxième congrégation générale avait décrété l’établissement des scolasticats ou séminaires, pour les jeunes philosophes et théologiens de la Compagnie, qui devraient former des convictus annexés à quelque grand collège. Le P. Mercurian, durant sa visite, s’occupa avec les PP: Provinciaux de choisir le lieu le plus convenable à ces maisons d'étude. On décida que le scolasticat de la province de France serait établi au collège de Clermont, et celui de la province d'Aquitaine à Lyon, au collège de la Trinité. En fait, cette dernière mesure ne fut pas réalisée, et les scolastiques d'Aquitaine demeurèrent au collège de Tournon.
9. En 1571, trois années s'étant écoulées depuis la première congrégation des Procureurs, les congrégations provinciales furent convoquées pour la seconde fois. Celle de la province de France, réunie à Paris, le 4 février, sous la présidence du P. Manare, comprenait des hommes de la plus grande valeur : Maldo-
1. Lettre du P. Mercurian, 27 nov. 1570 (/bid., t. V, fol. 72).