Lettre au P. L. du Coudret, 14 févr. 1569 (/bid
6. Historia Domus prob. Avenionensis (Lugd., Fund. colleg., t. I, n. 168). Le P. Creytton, alors recteur d'Avignon, accepta le noviciat, malgré la pauvreté du collège ; mais la Providence, raconte-t-il, le récompensa si bien de sa générosité « qu'il répara la maison, la meubla, la nourrit sans faire aucune dette, Dieu lui envoyant des secours admifables » (Autobiographie de Creytton, Arch. comm, de Lyon, GG).
nat, Mariana, Ponce Cogordan, Edmond Hay. Elle députa celui-ci à Rome comme procureur. Elle décida qu'au collège de Clermont, au moins dans l’intérieur de la communauté, le P. Supérieur reprendrait, suivant l’usage de la Compagnie, le nom de Recteur, qu'on s'était interdit jusqu'alors pour ne pas offusquer l'Université.
La congrégation provinciale d'Aquitaine, elle aussi, comptait parmi ses membres des religieux déjà célèbres ou qui ne tar- “deraient pas à le devenir : Auger, Possevin, les deux du Coudret, Guillaume Creytton, Claude Mathieu. Réunie à Avignon le 25 avril, elle élut procureur le P. Annibal du Coudret. On Y traita la question des représentations théâtrales dans les colleges, avec le désir d’en modérer l’usage : sans interdire complètement les comédies, on ne les permit qu’une seule fois tous les deux ou trois ans; quant aux dialogues plus simples, on les autorisa une fois chaque année !.
La seconde congrégation des Procureurs eut lieu à Rome au mois de juin. Il y avait alors six ans que le P. François de Borgia gouvernait la Compagnie de Jésus. Renouvelant cet admirable trait d'humilité dont saint Ignace et le P. Lainez avaient donné l'exemple, l’ancien duc de Gandie désirait renoncer au généralat. Il consulta ses Assistants, leur exposa son incapacité et ses infirmités, et les pria de trouver bon qu’il assemblât la congrégation générale pour lui élire un successeur : l'intérêt de la gloire de Dieu et le bien de la Compagnie devaient, croyait-il, leur faire souhaiter ce changement aussi ardemment qu'à lui-même. Les Pères Assistants crurent, avec raison, que la ferveur du zèle et l’éminence des vertus pouvaient suppléer à la langueur du corps et à la faiblesse de l’âge; ils jugèrent à l'unanimité que la Compagnie avait tout avantage à rester gouvernée par celui qu'ils regardaient comme un saint. À ce moment même, loin de pouvoir jouir paisiblement de la solitude après laquelle il soupirait de toute son âme, le P. Général se trouva engagé par le Souverain Pontife, auquel il avait voué obéissance, dans une suite de négociations où il devait achever de consumer ses forces et sa vie.
10. Pie V, douloureusement ému des maux qui affligeaient la chrétienté, avait conclu avec le roi d'Espagne et la république