‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 357 sur 457 · Archives de la Gironde, H · texte numérisé non relu

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2, Ibid., H, 60.

3. Histoire du coll. de Guyenne, p. 345.

prier le discours du P. Perpinien sur l'étude de la philosophie divine et humaine. On ne sait par quelle indiscrétion la gent écolière fut informée de la supercherie. Toujours est-il qu’elle parvint à se procurer des copies du célèbre discours. Puget monte en chaire et commence à parler devant un nombreux auditoire, où l’on remarquait plusieurs membres du Parlement. Il avait à peine terminé sa première période que des étudiants se mettent à crier : « Mais, c'est un discours de Perpinien! » Et ils en montrent le texte à leurs voisins. De là grand tumulte, qui finit par s’apaiser peu à peu. Sur l'invitation de messieurs du Parlement, l’orateur essaie de continuer sa harangue:; mais bientôt, cédant à une trop forte émotion, il ne fait plus que balbutier et descend de chaire rouge de confusion !.

Que devint plus tard le malheureux apostat ? Professa-t-il pendant de longues années au collège de Guyenne? Le quitta-t-il pour quelque Université plus célèbre ? Mourut-il à Bordeaux?

Nous avons seulement retrouvé une lettre, datée de cette ville le 25 novembre 1575, et écrite au P. Général, dans laquelle, en termes humbles et repentants, il demandait à être délié de ses vœux ?. Il semble bien que cette dispense lui fut accordée en 1576 par l'intermédiaire du P. Auger 3. Ensuite, croyons-nous, Puget de Saint-Marc vécut sans scandale mais sans gloire. Une lettre du P. Maldonat nous apprend qu'il enseignait encore à Bordeaux en 1579 et que le P. Recteur, comme docteur de l'Université, empêcha sa promotion à certains honneurs académiques qu'il ambitionnait ?. À partir de ce moment son nom retomba dans un profond oubli.

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