‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 358 sur 457 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Sommaire : 1. Le P. Auger prêche le carême à Toulouse (1566). — 2. Services qu'il rend à la ville; l'Université lui offre le doctorat. — 3. Second carème à Toulouse (1567); établissement de confréries de pénitents. — 4. Association de dames de charité à Lyon (1567); traités sur les sacrements (1565-67); carême à la cour (1568). — 5. Troisième carême à Toulouse (1570); avent à Reims (1570) et carême à Metz (1571). — 6. Prédications à Aurillac, Rodez, Toulouse, Bourges et Paris (1572-1579); la confrérie des pénitents bleus. — 7. Prédications du P. Possevin à Rouen (1565); à Marseille (1568); mission sur les galères. — 8. Avent à Rouen (1569); prédications à Dieppe. — 9. Le P. Manare lui succède à Dieppe et évangélise Verdun. — 10. Carême du P. Possevin à Rouen (1570); projet de collège. — 11. Le P. Possevin à Lyon et à Besançon (1971); ses prédi-

cations et ses écrits.

. L Roma, Bibl. Vittorio-Emmanuele, mss. Gesuitici.

Sources manuscrites :

II. Recueils de documents conservés dans la Compagnie, a) Possevinus : ACta in Gallia; Annalium decas 4%. — b) Epistolae Episcoporum. — c) Gallia, Epistolae Generalium. —

d) Galliae Epistolae.

Sources imprimées : Manare, De Rebus S. J. Commentarius. — Mémoires de Castelnau.

— possevinus, Bibl. selecla. — De Rubys, Histoire véritable de la ville de Lyon. — MONUMENTA HISTORICA S. J. : Epistolae P. Nadal.

1. À mesure que se multipliaient les fondations, on voyait s’accroîitre le nombre des ouvriers apostoliques qui, formant dans chaque collège une seule et même communauté avec les professeurs!, se dépensaient au bien des âmes soit à l’intérieur de la ville, soit au dehors. Il n’est guère facile, pour l'époque où nous sommes arrivés, de se rendre compte de leurs travaux. Sur la période de 1565 à 1575, il ne reste, en effet, que quelquesunes des lettres annuelles envoyées à Rome par chaque maison, et parmi les lettres annuelles des Provinces nous ne possédons que celles d’Aquitame en 1566, et celles de France en 1575. Nous essaierons cependant, à l’aide des lettres particulières adressées au P. Général et des témoignages conservés par les premiers historiens de la Compagnie, de donner un aperçu des mi-

1. Ce que nous appelons maintenant résidence était encore inconnu dans ces premiers temps de la Compagnie.

nistères spirituels des Pères les plus connus, comme Auger, Possevin, Manare et Maldonat.

Le P. Auger, retenu à Lyon par les instances du clergé et des habitants, n'avait pu, en 1564, répondre à l'appel des capitouls de Toulouse qui l’invitaient à venir évangéliser leur ville. Il en fut encore empêché, l’année suivante, par la fondation du collège de la Trinité; mais, en 1566, il se rendit à leurs vœux et prêcha tous les jours pendant le carème!. Sa grande réputation d’orateur attira aussitôt au pied de la chaire sacrée un auditoire considérable, où l'on remarquait tout ce que la ville complait alors d’hommes les plus distingués, et à côté d’eux un millier d'étudiants de l’Université. Déjà bon nombre de ces jeunes gens s'étaient laissé séduire par la religion nouvelle, qui passait pour être celle des beaux esprits : l'éloquence d'Émond Auger, sa doctrine nette et précise, exposée avec conviction et un tour agréable, en toucha plusieurs, les rendit dociles à la grâce et les conquit à la vérité. Dans l’ensemble, le ciel bénit si visiblement son zèle qu'à la fin du carème le Parlement lui demanda de continuer ses prédications. Il Le fit régulièrement trois fois la semaine jusqu’au milieu de l’été, consacrant alternativement deux autres jours à une instruction familière pour Le peuple. | Nul ne savait mieux se proportionner à la composition des divers auditoires. Dans l’enseignement du catéchisme, il s’avisa d'une industrie, assez répandue en Italie, qui charma toute la ville par sa nouveauté. Après avoir exposé à fond une matière, de façon à la rendre intelligible aux plus illettrés, il la faisait répéter devant tout le monde par des enfants; ceux-ci, qu’il prenait soin de former lui-même, résumaient alors, sous forme de demandes et de réponses, toute la substance de son explication. Cet exercice piquait l’émulation des enfants ; les louanges qu'ils recevaient du P. Auger, flattaient leurs parents; les personnes de toutes conditions qui venaient les entendre avec plaisir, en tiraient beaucoup de profit pour leur propre instruction. Tel fut le succès de cette méthode que les curés de la ville l’introduisirent ensuite dans leurs paroisses ?.

2, Quand, après la prise de Pamiers, les huguenots cherchèrent de nouveau à jeter Le trouble dans la ville de Toulouse, le

1. Lettres du P. Auger au P. Général (Gall. Epist., t. II, f. 204, 224, 226; t. IL, f. 160). à 2. Cf. Sacchini, Hist. Soc. Jesu., P. II, 1. IX, n. 55.

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P. Auger, profitant de l'autorité qu’il venait d'acquérir sur les différentes classes de la population, exhorta Le peuple, les magistrats, la noblesse, le clergé à s'opposer avec vigueur aux desseins de ceux qui en voulaient à la religion de leurs ancètres. Animés par ses remontrances, les catholiques prirent si bien leurs mesures qu'ils rendirent vaines les tentatives de leurs ennemis. Très sensibles aux services signalés du P. Émond dans ces circonstances, toutes les corporations de la ville s'empressèrent de lui en témoigner leur gratitude. Le chapitre lui offrit de prêcher le prochain carème dans l’église métropolitaine ?. Le Parlement résolut de travailler, de concert avec les capitouls, à procurer de nouveaux avantages au collège. L'Université voulut marquer son estime au prédicateur d’une manière toute spéciale. Dans une assemblée, convoquée extraordinairement, elle décida à l'unanimité de l’agréger au corps académique et de lui envoyer deux des principaux professeurs pour lui présenter les insignes du doctorat.

Les deux députés, accompagnés de plusieurs de leurs collègues, se rendirent auprès du P. Auger, lui exposèrent l’objet de leur mission et l’assurèrent qu'ils seraient très honorés de le compter dans leurs rangs : « Prenez donc, sans autre cérémonie, lui dirent-ils, le bonnet de docteur; c’est une faveur que l'on n'accorde pas à toutes sortes de personnes, et vous savez quelle est la réputation de cette Université, tant pour le droit que pour la théologie?. » Surpris de cet hommage inattendu, le P. Auger remercia les députés de leurs délicates intentions, disant qu'il n'avait besoin d'aucun titre pour continuer de les servir de tout son pouvoir et que le collège regarderait toujours l’académie comme son A/ma mater : « D'ailleurs, ajouta-t-il, il n’est pas dans nos usages d'accepter des dignités sans l'agrément du P. Général, afin de ne pas donner lieu à l'ambition de s’introduire parmi nous. Ne faites donc rien pour moi en particulier, et réservez vos faveurs pour la Compagnie où tant d’autres les méritent davantage. Je vous suis très reconnaissant devant Dieu de votre bonne volonté, mais je me considère comme indigne de cet honneur auquel je n'ai jamais songé”. » Les bons docteurs se retirèrent

1. Lettre du Chapitre au P. Général, 1e" sept. 1566 (Ep. Episcop., t. I, fol. 232). Voir Appendice E.

2. Sacchini, selon sa coutume, reproduit ce discours dans un style plus académique (Hist. Soc. Jesu, P. TI, I. IT, n. 56).

3. Lettre du P. Auger au P. Général, 8 mai 1566 (Gall. Epist., t. HIT, fol. 143).

très édifiés de cet humble refus et de la modestie des enfants de saint Ignace.

3. Ge fut vers ce temps que les Toulousains envoyèrent le P. Auger à Paris pour y défendre les intérêts de leur collège menacé. À peine arrivé, le Père, dont la réputation était connue de tout le royaume, fut invité par l’évêque, Guillaume Viole, à paraitre dans les principales chaires de la capitale !. Le peuple, heureux de recueillir les enseignements d’une parole si éloquente, accourait avec empressement dans les églises qui ne pouvaient contenir la foule des auditeurs. Le P. Olivier Manare raconte que, pour contenter l’avidité des fidèles, le P. Auger se. mit à prêcher dans la grande salle du Palais où leurs affaires réunissaient des personnes de tous les quartiers de Paris. Sa belle voix parvenait jusqu'aux derniers rangs de l'auditoire au milieu du plus grand silence. Le roi voulut l’entendre à la cour. Les détenus dans les prisons, les malades dans les hôpitaux ne furent pas privés non plus de ses instructions; car loin de rechercher les faveurs des grands, le P. Émond, à l'exemple du divin Maitre, exerçait de préférence son apostolat auprès des humbles et des malheureux *.

De retour à Toulouse, il prêcha à la cathédrale le carème de 1567 avec plus de succès encore, s’il est possible, que l’année précédente. Comme le saint Précurseur, il invita tout le peuple à la pratique de la pénitence, dont il montra la nécessité dans un temps où la justice divine semblait si fort irritée par des crimes de toutes sortes. Et aussitôt, riches et pauvres se portèrent aux plus rudes exercices de la mortification chrétienne, avec une ferveur que l’apôtre lui-même ne pouvait assez admirer. Il conçut alors la pensée d'établir, dans les différentes classes de la société, trois confréries de pénitents, auxquelles il donna de sages règlements et qui furent approuvées par le Saint-Siège*.

k. À Lyon, où il passa les derniers mois de l’année, retenu par les instances des habitants, Dieu récompensa ostensiblement les travaux de son apostolat par la conversion de près de deux mille

3. Lettre du même au mème, 6 déc. 1566 : « Ho predicato in questa cita per varie chiese con molto carezze di Ms: di Parigi » (Gall. Epist., t. IT, fol. 73). :

2. Lettre du P. Manare au P. Général, 15 déc. 1566 (Gall. Epist., t. IIT, fol. 76). Cf. Sacchini, Hist. Soc. Jesu, P. IT, 1. IF, n. 69.

3. « Vray pourtraict de la vie du R. P. Emond Auger », par le P. Bailly, L. Il,

chap. x (Archiv. Prov. France, ms.).

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hérétiques. Parmi les œuvres que lui inspira, à cette époque, son dévouement au salut du prochain, il en est une qui mérite d'être signalée, car elle devint comme le modèle d’une foule d’autres associations pieuses. Grâce à ses conseils et à ses exhortations, un certain nombre de dames, distinguées par leur naissance ou leur fortune, résolurent de travailler ensemble au soulagement des infirmes. Deux fois la semaine, elles se rendaient à l’hôpital où elles servaient et consolaient les malades, tandis que le Père encourageait ceux-ci à souffrir avec patience pour l'amour de Notre-Seigneur. Ce bon exemple devint bientôt saintement contagieux, et plus de deux cents personnes s’associèrent à cette œuvre charitable!.

Afin d'étendre au loin par ses écrits les bienfaits de son zèle, le P. Auger avait commencé à Lyon, en 1565, la composition de plusieurs traités sur les sacrements?. Les deux années suivantes, autant que le lui permirent ses nombreuses occupations, il les acheva et les publia peu à peu, et nous voyons, par les dédicaces, qu'il avait soin de les présenter au public sous les plus hauts patronages, comme ceux du maréchal de Damville, de la reine, du roi et du duc d'Anjou.

En 1568, il fut retenu à Paris par le cardinal de Lorraine, pour le carème de la cour“; ministère délicat où la souplesse et Ha solidité de son talent réussirent à merveille. S'il plaisait dans la chaire, il ne charmait pas moins dans les conversations ; de sorte que les plus grands personnages du clergé ou de la noblesse l'honoraient de leur amitié et de leur confiance *. Après ses instructions, les courtisans aimaient à l’entretenir des sujets de religion dont tout le monde parlait alors.

La bonne opinion qu’on avait de lui à la cour ne pouvait que profiter aux intérêts de la Compagnie, si combattue par les uns et si estimée par les autres. Tout porte à croire que ce fut à sa sollicitation que, le 6 août de cette année 1568, Charles IX accorda aux Jésuites des lettres de jussion les déclarant capables de recevoir des donations et des legs, el enjoignant que déli-

1. Papiers et mss. de Sacchini. Roma, Bibl. Vitt. Emman., mss. Gesuilici, n. 1584 (3718).

2. Lettre du P. Possevin au P. Saillio. (Dorigny-Ghezzi, Vita del P. Possevino, t. 11, p. 62). Cf. l’avertissement du P. Auger en tête du second livre.

3. Voici l'ordre des diverses éditions : Lyon, 1565; Paris, liv. 1, 565; Paris et Lyon, liv. 11, 1566; Paris, liv. IIL, 1565, 1567. :

4. C'était pour Metz que primitivement le cardinal l'avait engagé cette année-là ; mais la difficulté des chemins l'ayant retardé, on le garda à Paris.

5, Epist. P. Nadal, t, IL, p. 609.

vrance leur serait faite des biens et des rentes qui déjà leur avaient été légués!.

5. Le P. Émond Auger songeait à quitter Paris pour s'occuper des affaires de sa Province? quand le duc d’Anjou, frère du roi, demanda et obtint qu’il Faccompagnât dans sa campagne contre les protestants rebelles’. Après la victoire de Moncontour qui termina la guerre (3 octobre 1569), il reprit ses ministères accoutumés #.

Durant le carème qu'il prêcha à Toulouse en 1570, il établit, pour le soulagement des prisonniers, une nouvelle confrérie approuvée par le Saint-Siège sous le nom de confrérie de la Miséricorde”. Un grand nombre de personnes, de tout sexe et de toute condition, s'empressèrent d'entrer dans cette pieuse association à laquelle il donna des règlements inspirés par sa compatissante charité 6.

Rappelé à Paris, au mois d'octobre, par le cardinal de Lorraine, il eut l’occasion de rendre service aux chanoines comtes de Saint-Jean de Lyon, dans une affaire qu'ils avaient fort à cœur. Les réformés avaient placé un de leurs prêches à Saint- Genis-Laval, village de la dépendance du chapitre, à deux lieues de Lyon; les chanoines désiraient que ce prèche füt transféré dans un village voisin qui appartenait à un protestant. Quelque

1. Patentes du 6 août 1568 (Annales des soi-disans Jésuites, t. I, P- 80). En 1562, après l'assemblée de Poissy, le Parlement avait mis les Jésuites en possession des legs à eux laissés par Ms° du Prat; mais en 1565, à l’époque du procès avec l'Université, les administrateurs des pauvres de Clermont avaient demandé d’être substitués aux Jésuites sous prétexte que la Compagnie, comme telle, n’était pas encore reconnue. De là l'importance de ces léttres de jussion de 1568, — C’est à tort que Sacchini (P. III, 1. V, n. 138) place en 1569 cette faveur du roi.

2. Lettres de François de Borgia au P. Nadal, des 17 et 30 août 1567 (Epist. P. Nadal, t. III, p. 629, 637). :

3. Lettre du P. Auger aux Pères de Lyon, 2 oct. 1568 (Gall. Epist., t. IV). Il sera parlé du ministère du P. Auger auprès des soldats au chapitre xt de ce livre.

4, Lettre du P. Auger au P. Général, 12 janv. 1570 (Gall. Epist., t. V, fol. 159).

5. Lettre du P. Auger au P. Général, 22 fév. 1570 (Gall. Epist., t. V, fol. 161).

6. Les uns regardaient le bien spirituel des âmes : les associés devaient visiter souvent les prisonniers, leur procurer la visite du prêtre pour les instruire, les consoler, leur administr?r les sacrements ; on devait surtout leur faire entendre un sermon tous les vendredis. D’autres règlements, relatifs aux besoins temporels des prisonniers, obligeaient les confrères à pourvoir à leur nourriture, à les soulager dans leurs maladies, à organiser une caisse de secours afin de payer les créanciers de ceux que la misère et des dettes avaient réduits en ce triste état, qu de leur ménager l'appui d'un avocat bien intentionné qui se chargeait de leurs affaires et de leur défense. Quant aux criminels condamnés à mort, on devait les préparer à souffrir et à mourir en esprit de pénitence, les assister jusqu’au dernier soupir, obtenir de leurs juges la sépulture ecclésiastique, et s’employer, par des messes et des prières, au soulagement de leurs âmes,

peu considérable que parût ce changement, ce n’était point une petite affaire de l'obtenir, car en ce temps-là toutes les grâces semblaient être pour les huguenots. Deux députés, le sieur de Rubys et le chanoine Pierre d’Espinac, plus tard archevêque de Lyon, furent choisis pour aller solliciter cette faveur; ils l'obtinrent, au dire de l’un d'eux, grâce au crédit dont jouissait le P. Auger : « Nous fûmes fort assistés dans cette poursuite, raconte de Rubys, par le bon Père Émond qui, par fortune, se trouva à la cour et fit sur ce sujet plusieurs belles et pertinentes remontrances au roy et à la reyne-mère, suivant le zèle dont il était rempli. »

Lorsque la cour partit, au mois de novembre, pour Ja Champagne, afin d'assister au mariage du roiavec Élisabeth d'Autriche, fille de l’empereur Maximilien II, le P. Auger la suivit en accompagnant le cardinal de Lorraine ?. Après la cérémonie qui se fit à Mézières, tous deux se rendirent à Reims. Le Père y prêcha l'avent à l'église de Notre-Dame, devant un des plus illustres et des plus nombreux auditoires qu'on eût jamais vus dans cette auguste cathédrale. :

De Reims il vint à Metz où il devait donner le carème de 1571. Cette ville comptait parmi ses habitants de nombreux partisans de la réforme; presque tous appartenaient à la haute bourgeoisie, tandis que le peuple était resté attaché à la foi de ses ancêtres. En 1543, à la demande du maître-échevin de la cité et du cardinal Jean de Lorraine, qui en était évêque, Charles-Quint avait interdit la religion nouvelle par une ordonnance qui resta en vigueur jusqu’en 1552, époque de la reddition de Metz à la France. Après l’édit de tolérance, du 17 janvier 1562, les réformés firent dans la ville un progrès prodigieux « tant par le nombre des personnes qui embrassaient leur créance que par Le concours des protestants étrangers et des prêtres apostats qui, chassés de France, d'Allemagne et de Lorraine, y étaient reçus à bras ouverts? ». Charles IX, venu à Metz en 1569 pour y consolider son pouvoir, écouta favorablement les plaintes et les supplications des catholiques. Il fit raser le temple que les protestants avaient bâti dans le « retranchement », défendit, Le 7 avril, tout « aultre exercice de religion que de la catholique » et re-

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