‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 363 sur 457 · bidem. — 2. 1bidem · texte numérisé non relu

bidem. — 2. 1bidem

3. Lettre du P. Général aux consuls de Marseille, 16 juillet 1568 (Gall., Epist, Generalium, t. IV).

4. Annal. decas 1°, 1. III, e. var, p. 134, 135. 5, Manare, De rebus S. J, Commentarius, p, 108. COMPAGNIE DE JÉSUS. — T, I,

ron six mille personnes huguenots qu'avons encores en ce lieu, il s'en est inopinément et comme miraculeusement converti, et jà revenus en la religion catholique, environ de deux mil-cinq cens !. »

Le Père se préparait à partir pour aller en Provence prêcher le carème à Aix, où l’attendait le cardinal Strozzi, quand le gouverneur de Dieppe, accompagné des principaux habitants, vint le supplier de ne pas les abandonner, et d'achever, à la gloire de Dieu, le bien que sa parole avait commencé de produire dans les âmes. En vain le missionnaire objecte les ordres de ses supérieurs et la longueur du voyage, qui ne lui permettra pas de tenir à temps ses promesses. Le gouverneur réplique qu'on a écrit au P. Provincial, au cardinal de Bourbon, même au roi, et qu’on ne le laissera point partir avant d’avoir reçu la réponse de Sa Majesté ?. Bientôt, en effet, un ordre de Charles IX prescrivit au Père de rester à Dieppe, jusqu'à ce qu’on lui eût envoyé un successeur”. Il continua done à prècher tous les jours, joignant aux instructions religieuses pour les fidèles des discours de controverse pour les protestants. Il ne s'arrèta qu'à l’arrivée du P. Olivier Manare, qui vint le remplacer“ et parfaire son œuvre. Manare, un des Jésuites les plus remarquables de France à cette époque par ses dons naturels et ses vertus, parvint à ramener au sein de l'Église, avant de quitter Dieppe, quatre mille hérétiques. IL y laissa une confrérie du Saint-Sacrement, dont un grand nombre d'habitants voulurent faire partie à l'exemple du gouverneur. En quelques mois, les deux prédicateurs avaient transformé la ville”.

Le P. Manare ne recueillit pas moins de fruits durant le carème qu'il prêcha l’année suivante à Verdun. Là, il se fit aider par de pieux enfants qui remplirent, avec l'empressement de leur âge, leur role de petits missionnaires : on leur partagea les quartiers de la ville qu'ils parcouraient cherchant à empêcher, par leurs prières ou leurs remontrances, les disputes et les blasphèmes. Leur ingénieuse simplicité leur suggéra de touchantes industries

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