‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 364 sur 457 · Annal. decas 1*, 1. III, ©. vu, p · texte numérisé non relu

Annal. decas 1*, 1. III, ©. vu, p

5. Manare, op. cûl., p. 108. Le P. Manare dit dans une lettre au P. Général que cette confrérie comptait 700 membres et parmi eux le gouverneur, sa femme el ses filles « con tutti li primi della terra ». On s'engageait à communier une fois par mois (Gall. Epist., 1. V, f. 98).

pour ramener au bercail les brebis égarées. On les vit parfois escortés de cinquante ou soixante individus de tout âge, ouvriers

où soldats, qu’ils conduisaient comme en {riomphe aux pieds du prêtre!.

9. Revenu à Rouen, le P. Possevin se livra aux exercices du carême, sans plus ménager ses forces et son zèle qu'il l'avait fait pendant l’avent. On comptait toujours « plusieurs milliers d’auditeurs à ses sermons:.… des prêtres y assistaient et prenaient des notes *». Deux jours par semaine, le soir, il réunissait les enfants, dans une paroisse ou dans une autre, pour l’enseignement de la doctrine chrétienne ; sa soirée du vendredi était consacrée à l'instruction des prisonniers ?. I] répandit alors avec tant de succès le catéchisme de Canisius qu'il lui fallut, « pendant ce seul carême, en faire venir de Paris six nouvelles éditions # ». Des vendeurs les colportaient à travers la ville en criant : « Voici le caléchisme enseigné par le P. Prédicateur. » On s empressait d'acheter ce petit livre, on l’apportait à l'église, on l’apprenait avec bonheur, et Possevin cite un aveugle qui le récitait couramment 5.

Le carème terminé, il continua jusqu’à la Pentecôte ses prédications et ses bonnes œuvres. Il organisa, pour le soulagement des pauvres, une association de dames charitables sur le modèle de celle que le P. Auger avait établie à Lyon. Il s’attacha aussi à développer la dévotion à la Sainte Eucharistie : sur son initiative le Saint Sacrement fut exposé tour à tour dans les différentes églises, avec une solennité inaccoutumée, que relevait encore l’éloquence toujours très goûtée de sa parole apostolique t. le long séjour du P. Possevin à Rouen lui permit de s’occuper d’un projet, cher au cardinal archevêque, et dont il avait déjà été question en 1565 : l'établissement d’un collège qui serait dirigé par la Compagnie de Jésus”.

À la suite de contestations entre les maitres, les bourgeois et Les autorités de la ville, les anciennes écoles de la cathédrale, de Saint-Claude, de Saint-Ouen et des Bons-Enfants étaient tombées en décadence vers le milieu du xvr° siècle; l'instruction faisait partout défaut, et l’on avait absolument besoin d’un collège.

1. Papiers et mss. de Sacchini. Roma, Bibl. Vittor. Emman., mss. Gesuitici, 1584 (3713).

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