‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 387 sur 457 · Lettre du 4 octobre 1571 (Gall., Epist. General., L. V · texte numérisé non relu

Lettre du 4 octobre 1571 (Gall., Epist. General., L. V

2, Institul., t. IE, p. 214.

3. Comme nous l'avons dit au sujet des scolasticats, c'était surtout dans les moyens et grands collèges que se trouvaient les scolastiques élèves pour y suivre les cours de philosophie et de théologie.

4. Plus tard, après la cinquième congrégation générale, le P. Aquaviva exigea pour les contrées cisalpines de 30 à 40 religieux dans les petits collèges, de 60 à 80 dans les moyens, et 100 dans les grands. Le revenu annuel, proportionné au nombre des religieux, fut fixé ainsi : 10.000 livres de revenu pour les petits; — 15.000 pour les moyens; — 20.000 pour les grands.

ceux-ci se trouvaient alors à la cour, on les pria de donner une réponse négative. Depuis le départ de votre Paternité, on a répandu le bruit que les Jésuites voulaient accaparer tous les bénéfices de France; aussi le Parlement et le conseil privé sont-ils décidés à refuser toute union de bénéfice à n'importe quel collèget ».

Les offres généreuses de M. Niquet furent heureusement mieux acceptées par les maire et échevins de Bourges. Dans un traité du 15 octobre 1572, l'abbé de Saint-Gildas proposa de donner une somme de douze cent cinquante livres de rente pour l'entretien du collège; de céder, pour l'augmentation des bâtiments un corps de logis avec cour et jardin, à lui appartenant, proche le prieuré de la Comtal; de le réparer et meubler, et même de faire tous les frais pour obtenir du Saint-Siège les Bulles nécessaires. Les maire et échevins offrirent de leur côté de contribuer à l’établissement des Jésuites par une rente de cinq cent cinquante livres, dont ils pourraient néanmoins se décharger un jour, si le collège parvenait à posséder de plus grands revenus, soit par des bienfaits particuliers, soit de toute autre manière?.

Le P. Edmond Hay, averti de ce projet, se rendit à Bourges à la demande des parties intéressées. Il y eut une première réunion au palais archiépisc opal, le 26 février 1573. Un acte fut dressé par lequel l'abbé Niquet laissait aux Jésuites, le Provincial présent et acceptant, sept cents livres de rente, et de plus neuf mille livres comptant pour la construction et l'ameublement du collège, auquel 1l annexaïit le corps de logis dont nous avons parlé plus haut. Les maire et échevins s'engagèrent au paiement annuel des cinq cent cinquante livres qu'ils avaient offertes. Le P. Provincial s’obligea à envoyer huit régents, trois pour la philosophie et cinq pour les lettres grecques et latines, et promit de faire ratifier le tout par le P. Général5. Dans une seconde assemblée, le 2 mai suivant, on confirma le traité du 26 février: de plus, on stipula que les prébendes préceptoriales seraient appliquées, du consentement des chapitres, aux prêtres et étudiants de la Compasnie de Jésus. Pour ce qui concernait les revenus du prieuré de la Comtal et du collège Sainte-Marie, on prierait M‘ l'archevêque de solliciter auprès du roi et du Saint-Siège leur union au nouveau collège ‘.

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