‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 389 sur 457 · Collegium Bituricense (Francia, Hist. fundat., n · texte numérisé non relu

Collegium Bituricense (Francia, Hist. fundat., n

3. Lettre du 31 décembre 1573 (Gall. Epist., t. VIII, fol. 349). 4. Lettre du 31 janvier 1574 (1bid., fol. 12).

3. Différentes circonstances empéchèrent la Compagnie d'inaugurer immédiatement le collège de Bourges. Deux années s'écoulèrent avant l’arrivée des Pères et l'ouverture des classes. On profita de cet intervalle pour régler définitivement les affaires encore pendantes. La duchesse de Savoie et Berry, qui s'était d’abord opposée à la réunion du collège de Sainte-Marie à celui des Jésuites, donna son consentement par un acte du 16 avril 1574!. Grégoire XIII, par la Bulle Sa/vatoris et Domini, du 15 juillet de la même année, sanctionna tous les arrangements précédents et en confia l'exécution aux officialités de Bourges, de Lyon et d'Orléans. Le 4 mars 1575, Henri III accorda de nouvelles lettres patentes confirmatives de celles de Charles IX. Mais ces lettres et la Bulle du Souverain Pontife, présentées à la cour, rencontrèrent une vive opposition. Pressé par les instances de l'archevêque et des échevins de Bourges, le roi adressa au Parlement, le 28 juin de la même année, de nouvelles lettres patentes en forme de jussion, par lesquelles il ordonnait l’enregisirement des précédentes; il décorait, en outre, le collège de Sainte-Marie du titre de collège royal, comme ayant été fondé par une Fille de France. Tous ces actes furent enfin vérifiés le 3 août 1575 °.

Rien ne s’opposant plus désormais à l’ouverture des classes, le P. Provincial s'empressa d'envoyer un personnel choisi et capable de donner une heureuse impulsion à cette œuvre importante. Le P. Bernardin Castori, destiné à devenir le premier Recteur, prit les devants afin de préparer le logis; il fut bientôt suivi du P. Jean Arnoult, comme procureur, et des P. Vela et Olivier qui devaient Joindre au professorat le ministère de la confession. A tous les degrés de l’enseignement le P. Claude Mathieu voulait placer des hommes de valeur : « Le P. Michel Coyssard, écrivait-il au P. Général, y pourra aller pour préfet des études, le P. Robert qui vient de Bordeaux ou maitre Noël pour théologien, le P. Pierre de la Rue pour philosophe, le P. Didier pour rhétoricien, M° Antoine Mesnage pour second. Quant aux autres classes nous y pourvoyrons le myeux qu'il sera possible ?. »

Le 30 août, l’abbé Niquet, afin « de demeurer quitte » des sommes et rentes promises par lui au contrat, donna « par une donation irrévocable et entre vifs au collège de Bourges... le

1. Papiers Rolland (Arch. prov. France). ; 2. Archiv. du Cher, D, 34, fol. 51, 60, 83, 84, 85. 3. Lettre du P. Mathieu au P. Général, 28 août 1575 (Gal. Epist., {. IX, fol. 72, 73).

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