‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 391 sur 457 · In Matih., ©. xxvI, V · texte numérisé non relu

In Matih., ©. xxvI, V

4. « Nous cherchons, dit-il, non les allégories, maïs le sens propre et littéral de l'Ecriture » (Zbid., v. 51).

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ont coutume de citer à l'appui de leurs erreurs, et, sans sortir du texte, il renverse les prétentions des adversaires et établit la vérité des dogmes catholiques. Toutes les questions importantes de la théologie sont traitées dans son ouvrage; il suffirait de ranger ses lumineuses explications dans un ordre méthodique, pour en former un cours complet de controverse d’après l’'Évangile.

Publiés seulement après la mort de l’auteur, les Commentaires sur les quatre Évangiles ! recurent, dès leur apparition, le témoignage de l’admiration universelle, et les éloges que leur rendit le xvi° siècle furent confirmés par les siècles suivants. « Les quatre évangiles, dit le P. de la Vie, sont tous quatre si excellemment commentés et expliqués que MM. le cardinal du Perron et Coeffeteau, évèque de Marseille, les deux fléaux de la doctrine hérétique et des ministres de Calvin, m'ont dit souvent qu'ils ne croyaient pas que depuis les apôtres il y eût docteur aucun en l'Église catholique qui eût si bien entendu le sens littéral du texte évangélique que Maldonat en ses Commentaires?. » Pour le Nouveau Testament, disait Bossuet, « Maldonat sur les Évangiles et Estius sur Saint Paul sont ins/ar omnium ». Bayle lui-même ne peut S'empècher de souscrire aux louanges données à Maldonat#. Il s’est aussi rencontré des écrivains protestants assez impartiaux pour rendre justice au savant interprète. Reimmann, entre autres, reconnait dans les Commenlaires, avec un jugement exact et solide, une remarquable intelligence des langues et des choses’. De nos jours, où l’exégèse biblique a fait tant de progrès, des hommes compétents n'hésitent pas à avouer que Maldonat avait déjà fixé les règles et atteint les dernières limites de cette science. Aussi, Conrad Martin, évêque de Munster, en réduisant les Commentaires aux proportions d’un manuel à l'usage des jeunes ecclésiastiques, disait-il dans sa préface : « Les Commentaires de Maldonat sur les quatre Évangiles sont vénérés, dans presque toute l'Église,

1. La meilleure édition est celle de 1607 publiée à Lyon par le P. Pierre Madur. Il ajouta aux Commentaires des notes philologiques, critiques et historiques . — Cf, Sommervogel, Bibl. de la Compagnie de Jésus, t. V, col. 280, n. 4.

2. Mémoires apologétiques. Cf. Joly, Observations sur le diction. de Bayle, au mot Maldonal.

: Cité par Floquet, Études sur la Vie de Bossuet, t. IE, p. 520.

. Diction. list. et crit., art. Maldonat.

5. Catalog. Biblioth. theolog. systemat. crilic., t. I, p. 285. — Déjà avant Reimmann, Richard Simon avait dit : « Il y en a peu qui aient expliqué avec tant de soin et même avec tant de succès le sens littéral des Évangiles que ean Maldonat » (Hisf. critiq. des princip. comment. du N. T., ch. 42).

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