‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 393 sur 457 · Martyrologe huguenot, p · texte numérisé non relu

Martyrologe huguenot, p

3. Abram, Hist. de IUniversité de Pont-à-Mousson (Carayon, Doc. inéd., V, 6). L'auteur de cette notice est le P. Nicolas Abram, le commentateur de Virgile et de

désespéra Les tentatives plusieurs fois renouvelées des novateurs. Ils se retirèrent dans le Palatinat, chez le prince de Deux-Ponts, à Strasbourg, et à Metz qui était passée sous la domination francaise.

Dans cette dernière ville, les huguenots avaient obtenu, en 1561, la faculté de se réunir, d'écrire et de prêcher; ils jouirent de cette liberté jusqu’en 1569, époque à laquelle le cardinal de Lorraine, soutenu par Henri de Guise, M. de Vieilleville et le roi de France, mit un terme à leurs entreprises. Mais Charles IX manqua de constance dans la répression : « Un mois s’était à peine écoulé qu'il permettait aux réformés du village de Portieux de célébrer selon leur rit les mariages et les baptèmes, et l’année suivante il étendit encore cette concession au village le plus voisin !. » Le cardinal de Lorraine, déplorant amèrement cette impolitique faiblesse et voulant y remédier, forma le projet d'ouvrir à Metz un collège catholique sous la direction des Pères de la Compagnie ? : « Ce collège, écrivait-il en 1571 au P. François de Borgia. procurera de grands avantages à toute l’Église, fortifiera dans la foi le diocèse de Metz, et conservera dans le service de Dieu la maison de Lorraine dont tous les descendants se regarderont comme vos enfants adoptifs en Notre-Seigneur. Les Guise, du reste, s'honorent déjà de vous être unis par les liens du sang ‘..…. » La proposition ayant été bien reçue à Rome, le P. Manare, Provincial de France, se rendit à Reims où l’avait appelé le cardinal-archevèque, et tous deux partirent pour Metz afin de choisir un emplacement ‘. On n'avait tenu aucun compte des alarmes des réformés ; ils portèrent leurs plaintes à la cour et parvinrent à influencer le faible Charles IX. Au moment où tout semblait sur le point de réussir, une lettre du P. Nadal avertit le P. Auger que le roi s'était opposé à la fondation d’un collège de la Compagnie à Metz 5.

Cicéron. Né à Xaronval en Lorraine, en 1589, entré au noviciat en 1606, mort en 1655, il professa la rhétorique puis la théologie à Pont-à-Mousson où il occupa cette dernière chaire pendant 17 ans. Il eut pour écrire son histoire, qu'il commenca vers 1651, les archives de la maison et recut des archives générales de Rome copie des pièces officielles les plus importantes. Son travail inachevé, incomplet, rempli de longueurs, est cependant un utile recueil de matériaux: Le meilleur ouvrage sur l'Université de Pont-à-Mousson est celui de l'abbé Eug. Martin qui a mis en œuvre avec une rare érudilion les documents que lui offraient, nombreux, les archives et bibliothèques de Nancy. (Cf. l'abbé Eugène Martin, L'Université de Pont-à-Mousson, Paris, Nancy, 1891.)

2. Lettre du P. Auger au P. Gén., 19 oct. 1570 (Gall. Epist., t. V, p. 85).

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