‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 396 sur 457 · Lettre du 1°" août (1bid · texte numérisé non relu

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possible, satisfaction à Son Éminence. Le 21 octobre, le P. Edmond Hay, désigné comme Recteur du nouveau collège, partit de Paris avec treize compagnons, et arriva le 27 à Pont-à-Mousson. Il fut bientot suivi par le P. Provincial qui amenaïit un renfort de huit professeurs. Peu de temps après, sous la date du 9 novembre, le P. Claude Mathieu rendait ainsi compte de ses premières impressions au P. Général : «IL y a déjà deux princes de Lorraine avec d’autres gentilshommes. Ils furent hier examinés publiquement, après que le P. Recteur eut fait une exhortation latine en nostre église, laquelle à mon advis est la plus belle qui soit encore dans la Compagnie. Il y a trois fort beaux collèges |ou corps de logis]; un pour MM. les princes, l’autre pour la Compagnie, et le troisième pour les convicteurs!, là où aussi seront les classes; et chaque collège aura ses cours et jardins avec toutes sortes de commodités nécessaires 2. » L'enseignement fut inauguré le 99 novembre devant environ soixante écoliers répartis en trois classes de grammaire; le fils du duc régnant de Lorraine, âgé de dix ans, était dans la dernière, et le fils de M. de Vaudemont dans la première*.

Ainsi, après deux années de pourparlers et malgré les difficultés de l'heure présente, le collège de Pont-à-Mousson était ouvert, « bien trop tôt quant à l'installation, fait remarquer une ancienne notice, car les livres et les meubles manquaienti ». Les Jésuites n’avaient rien trouvé de prêt à leur arrivée : la rente promise ne courait pas encore; l'hôpital était toujours occupé par les Antonistes. De plus, le pont qui joignait les deux partres de la ville, rompu sept ans auparavant par le duc d’Aumale”, n'avait jamais été réparé : « Cette difficulté de passer d'une rive à l’autre, raconte le premier annaliste de la maison, jointe à ce fait que nous n’avions encore ni la libre jouissance du futur collège, ni mobilier, ni provisions..…., nous décida, ne pouvant mieux pour le présent, à nous caser provisoirement sur la rive gauche de la Moselle », dans une demeure d'occasion appelée le Château d'Amour‘.

Les Pères avaient recu pour leurs frais de voyage, tant à Lyon

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