‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 404 sur 457 · Manare, De rebus Soc. Jesu Comiment., p · texte numérisé non relu

Manare, De rebus Soc. Jesu Comiment., p

2. Sacchini, Hist. Soc. Jesu, P. LI, 1. TI, n. 155. Cf. Baïlly, Vray pourtraict, |. F, c. x. Dorigny, Vie du P. Auger, I. IE, p. 164. — Sur cet incident Sacchini est très bref; Bailly et Dorigny ne semblent pas exacts. Nous suivrons deux témoins oculaires, l'historien de Rubys et le Père Commolet qui était alors au collège de la Trinité.

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tous les rapports alarmants!. 11 fallut l’imminence du danger pour lui ouvrir les yeux:

Le dimanche 28 septembre, veille de la Saint-Michel, au collège de la Trinité, les élèves devaient donner une comédie latine. Le théâtre était déjà dressé?, quand « sur les trois heures après midy arrive un boucher... qui venoit de Mascon... à toute bride, apportant la nouvelle que la nuit précédente les protestants s’étoient emparés de ladite ville? ». Aussitôt le P. Auger court chez l’archevèque et chez le gouverneur; il les supplie d’aviser sans retard à la défense de Lyon et à son salut. Birague, ebfin persuadé, convoque à l’archevêché les magistrats et les notables, et devant cette assemblée, où se trouve le P. Augeri, le boucher de Mâcon répète son récit. Tandis qu'on examine les mesures que réclame la situation, entre soudain tout ému le prieur des Jacobins : il annonce que les protestants de son quar-üer s’agitent et cherchent à s'emparer de la place située devant l’église de son couvent. Il n’y avait plus de temps à perdre. L'assemblée se sépare; on fait ‘prendre les armes aux soldats catholiques; on tend des chaines dans les rues; on place aux portes de a ville d'importants corps de garde”. Les huguenots sont étroitement surveillés et retenus dans leurs maisons. Pendant que les Pères du collège se mettent en prières et se succèdent toute la nuit, sans interruption, au pied du saint Tabernacle, le P. Auger parcourt les différents quartiers de la cité et anime ses défenseurs à combattre courageusementf.

Quelques hérétiques interrogés et mis à la torture avouèrent que le signal convenu pour l'attaque de la ville était le coup de deux heures du matin ?, à l’église Saint-Nizier; un soulèvement à l'intérieur devait faciliter l'assaut de l’armée protestante, survenue à la faveur de la nuit. Les magistrats, informés de ces circonstances, firent arrêter toutes les horloges. A l'interruption des sonneries, les ennemis reconnurent que le complot était découvert. Mouvans, leur chef, raconte Rubys, « qui s’étoit acheminé avec ses troupes pour se jeter dans Lyon, se voyant

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