‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 405 sur 457 · Lettre du P. Commolet. — 7. Zbidem · texte numérisé non relu

Lettre du P. Commolet. — 7. Zbidem

8. Ibidem. Le P. Baïlly et le P. Doriguy attribuent au P. Auger l'idée de cette ruse de guerre. Mais ni le P. Commolet, ni de Rubys ne font ici allusion à son initiative.

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avoir failli la prise, se jeta dans Vienne où il ne trouva point de résistance ! ».

Durant cinq jours Lyon resta en état de siège. Des perquisitions, opérées dans Les endroits suspects, prouvèrent que les huguenots étaient fortement armés et aussi qu'ils avaient formé les desseins les plus criminels. Ici et là on trouva non seulement des machines de guerre, des projectiles et des échelles, mais encore un grand nombre de cordes pour pendre les papistes les plus zélés ; on sut que l’une d'elles était destinée au Provincial des Jésuites : le P. Auger avait bien mérité cet honneur. Les catholiques n’hésitèrent pas à se venger des embûches préparées contre eux et contre leurs prêtres; ils mirent au pillage les temples protestants, dont ils arrachèrent jusqu'aux pavés ?.

3. Mouvans, de son côté, cherchait à se consoler de sa déception en exerçant toutes sortes de cruautés ® contre les populations fidèles à l’Église, qu’il rencontrait dans sa marche sur Vienne et sur Valence. Le collège de Tournon fut alors exposé à de grands périls, car les huguenots résolus, disaient-ils, à épargner le reste de la ville, regardaient les Jésuites comme des victimes réservées à leur vengeance. Une tempête accompagnée de pluies torrentielles les empêcha de mettre immédiatement leur dessein à exécution : le Rhône déborda, les communications furent interceptées et des villages entiers se trouvèrent presque sous les eaux. Le P. Mathieu, Recteur du collège, prévenu à temps de l'approche et de la fureur des hérétiques, rendit les pensionnaires à leurs parents. Il venait de réunir la communauté pour lui donner ses dernières instructions, quand arriva un exprès, envoyé par le P. Provincial et qui n'avait pu que difficilement se frayer un passage à travers les bandes ennemies. Le P. Auger mandait au P. Recteur de pourvoir à la sûreté des siens en les faisant partir pour Billom. Avant de se séparer, le P. Mathieu Les exhorta à supporter courageusement l'épreuve et à mourir, s’il le fallait, pour la défense de la foi. Tous, après de touchants adieux, se dispersèrent par petites bandes, et parvinrent heureusement, quelques Jours plus tard, à l'abri fraternel qui leur avait été assigné À.

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