‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 408 sur 457 · Gall. Epist., t. IV, f. 83, — 3. 1bid., fol · texte numérisé non relu

Gall. Epist., t. IV, f. 83, — 3. 1bid., fol

gues, de Joyeuse, de Brissac, et j'ai prêché à Ruftec dans un grand hangar où se fait le marché public; car toutes les églises ont été dévastées par La Rochefoucauld, un des chefs rebelles. Bon nombre de seigneurs assistaient à la messe; les soldats avaient recu l'ordre exprès d'y amener leurs hôtes. La messe finie, je suis revenu à Verteuil. On espère que tout sera terminé ce mois-ci, dans quinze jours peut-être. Nos troupes ont déjà pris contact avec l'ennemi, et se sont emparées du château de Jarnac, non loin de Saint-Jean-d’Angely.. Je recommande à vos prières Monsieur, frère du roi, et toute l’armée; demandez que mon ministère ne soit pas inutile. et si je meurs dans cette guerre, que l’on prie pour moi. »

Le 13 mars, le jour même du combat décisif livré à Jarnac, le P. Auger s'empressa d’aunoncer à Rome la victoire de l’armée royale ?. Le matin, en présence des principaux chefs, il avait célébré la sainte messe et communié M. le duc de Montpensier et plusieurs autres seigneurs; une demi-heure avant la bataille, il avait aidé le duc d'Anjou à mettre son armure; pendant l'action, il s'était tenu à ses côtés et avait admiré sa brillante valeur. Le jour suivant, on chanta le Te Deum à la messe votive du Saint Sacrement, qu'il célébra en réparation des blasphèmes des hérétiques *.

Épuisé par les fatigues de la vie des camps, le P. Émond obtint de Monsieur l'autorisation de retourner dans sa Province. En passant à Limoges, où il s'arrêta plusieurs jours, il prècha avec tant de succès qu'il ramena au sein de l’Église plus de trois cents hérétiques *. |

5. Vers la même époque, un corps pontifical de huit cents chevaux, sous les ordres du comte de Santa-Fiore, s’organisait près de Turin. Douze cents autres soldats italiens, levés par Cosme, duc de Florence, devaient s'unir aux troupes du Pape Pie V*. Par ordre de Sa Sainteté, le P. Possevin composa un petit livre de piété intitulé J/ soldato christiano, le soldat chrétien, qui fut

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