‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 409 sur 457 · Gall. Epist., t.IV, fol. 182%. — 2, Ibid., fol · texte numérisé non relu

Gall. Epist., t.IV, fol. 182%. — 2, Ibid., fol

3. Lettre du 14 mars (Jbid., fol. 188*). On trouvera cette lettre à là fin du vol., Appendice H.

4. Peu de temps après, se trouvant à Lyon et apprenant, par les lettres qu'il recevait de Toulouse, la consternation des habitants de cette ville, il écrivit aux magistrats une lettre de consolation, très apostolique, que ceux-ci firent imprimer sous ce titre dans le goût de l’époque : Sucre spirituel pour adoucir l'amertume des aigres malheurs de ce temps.

5. Lettres du P. Curtio Amodei au P. Général, 5, 10, 16 mai 1569 (Gall. Epist., t. IV, fol. 191, 192, 195).

distribué à cette armée destinée à aider Charles IX dans sa guerre contre les protestants !.

Cinq religieux de la Compagnie de Jésus, trois prêtres et deux frères coadjuteurs, furent attachés, en qualité d'aumôniers et d’infirmiers, aux ambulances des troupes pontificales ?, Leur correspondance contient de nombreuses allusions à ce qu'ils eurent à souffrir d'un défaut presque complet d'organisation. Le 18 mai, veille de l’Ascension, la petite armée se mit en marche. Jusqu’à Lyon, où l’on arriva le lundi de la Pentecôte, rien ne semblait laisser à désirer; les soldats se montraient pleins d’entrain; ils étaient soumis à leurs chefs qui n'avaient à se plaindre ni du jeu ni des blasphèmes. Les Pères furent reçus à bras ouverts au collège de la Trinité, et munis d’abondantes provisions par le P. Auger déjà expérimenté dans la vie de campagne. Le 4. juin, eut lieu le départ pour rejoindre l’armée française, et aussitôt commencèrent les difficultés. La paye ne se faisait pas régulièrement; souvent les vivres manquaient, et les soldats se débandajent à la recherche de la nourriture et du fourrage, et ranconnaient les habitants. L'absence de discipline entraîna toutes sortes d'abus, que les chefs étaient impuissants à réprimer, et dont les Pères ne pouvaient que gémir. Les routes étaient encombrées de nombreux malades que l’ambulance suffisait à peine à recueillir et à soulager. Le 4 juillet, un mois après leur départ de Lyon, les Italiens n'étaient encore qu’à Aubiat 3 en Auvergne, et le 13 à Saint-Paul en Limousin, où ils laissèrent une partie des malades, pendant qu'ils envoyaient les autres à Limoges et à Saint-Léonard. Arrivés à Persac Le 21 juillet, exténués de fatigue et mourants de faim, ils ne parlaient plus que de retourner dans leur pays s'ils ne rencontraient pas l'ennemi ou si l’on ne faisait pas la paix”. Au mois d'août, ils se reposèrent une quinzaine de jours à Montbazon, et les malades furent évacués sur Saint- Pierre-des-Corps aux portes de Tours, où se trouvait le quartier général de l'armée catholique.

Les Pères aumôniers restèrent avec l’ambulance, jusqu’au mois

1. Lettre du P. Possevin au P. Saillio, 20 avril 1608 (Dans Vila del P. A. Possevino, t. II, p. 63, 64).

2. C’étaient « Curtius Amodoeus, Rodulphus Florius, et Franciscus a Sancto Germano, sacerdotes; Laelius Sanguineus, et Marius Gentili, laïci ».

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