‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 426 sur 457 · SITUATION À L’AVÈNEMENT DE HENRI IL · texte numérisé non relu

SITUATION À L’AVÈNEMENT DE HENRI IL

rogatives, pour exciter par ce moyen les bons esprits à décrire à la postérité Les actes glorieux du roy! ». Il importait au collège de Clermont, toujours en lutte avec l’Université, de se ménager une puissante protection contre ses ennemis. Le P. Odon Pigenat, alors Recteur, obtint de présenter ses hommages à Henri III. Reçu en audience avec les PP. Ponce Cogordan, Maldonat et Telur, il lui exprima la joie que tous les Jésuites avaient de son retour, et l'espérance que son règne « amèneroit à maturité les fruicts de la Compagnie en France, qui n’estoient encore qu’en herbes ». Sa Majesté leur « fict grand accueil, et promesse royalle de toute faveur et protection ? ».

La belle moisson que convoitaient les fils de saint Ignace dans le royaume de Henri III, pouvait leur paraître alors très éloignée, « en herbe » suivant la naïve expression du P. Pigenat, parce que ces ouvriers évangéliques, dans leur zèle insatiable de la gloire de Dieu, comparaient les modestes résultats obtenus avec le grand bien qui aurait pu déjà être réalisé, si mille obstacles ne s'étaient élevés de toutes parts. Mais l’historien, qui voit les choses à distance et dans leur ensemble,

doit constater qu’à l'époque où nous sommes arrivés la semence, jetée en France par la Compagnie de Jésus, avait pris de fortes racines, sortait de terre, montrait une tige vivace et déjà vigoureuseÿ. Dans l’espace de trente-cinq ans, entre le

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