EL PELLE
en
printemps de 1540, où ses premiers scolastiques débarquèrent inconnu$ au collège des Trésoriers, et l'hiver de 1575 où Henri III, nouvellement sacré, lui promettait « faveur et protection », elle avait obtenu droit de cité, répandu de nombreux missionnaires dans les diocèses, établi quatorze collèges et fourni un personnel assez considérable pour former deux Provinces.
Quand on songe qu’au milieu de l'agitation générale du pays, elle a vécu et s’est développée, malgré le mauvais vouloir du Parlement, malgré les attaques directes des calvinistes et de l’Université, on est bien obligé de reconnaitre qu'elle n'a dû sa victoire sur les puissances de ce monde quà la toutepuissance de son divin Chef qui la soutenait.
Sauf la fondation de Pamiers -qui croula, pour un temps, sous les coups répétés des huguenots, ses autres établissements paraissent si solides et si utiles aux yeux de tous, que beaucoup d’autres villes en demandent et en attendent de semblables.
Assurément ses enfants ont souffert. Mais, comme Celui dont ils portent le nom, fs triomphent quand même, et justement par la souffrance.
mesure à leur entretien; — quant aux pensionnaires, on reconnut qu’on ne pouvait reculer devant les obligations déjà acceptées, mais on supplia le P. Général de ne plus admettre de collèges dans ces conditions; — pour Paris, en particulier, on était résolu à établir les pensionnaires, dès que ce serait possible, dans un bâtiment séparé, et à les confier à des étrangers; — enfin on désigna une commission chargée de formuler des observations sur les malières pédagogiques. Le P. Général approuva ces diverses propositions, el promit de faire examiner le rapport de la commission des études (Acta Congr. Prov., 1575).