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travaillèrent à retrouver l'emplacement exact du Sanctum Martyrium. En comparant ensemble le plan Turgot (1734-39), le plan Verniquet (1784), le plan dressé pour la vente des biens nationaux (1790) et le plan cadastral de 1843, le P. Tournesac parvint à déterminer l’emplacement de la seconde église abbatiale des Bénédictines et il en dressa le plan. On songeait aussi à acquérir le terrain. En 1833 des prêtres de Paris en achetèrent une partie, la seule qui fût alors à vendre. Environ quinze ans plus tard, M. Le Rebours, curé de la Madeleine, en acheta une autre, et au commencement de l’année terrible (janvier 1871) il fit élever une chapelle provisoire en bois. Celle-ci, pendant la Commune, fut convertie en prison par les Fédérés qui y enfermèrent le vénérable abbé Millant, curé de Saint-Roch. Plus tard, quand le calme fut revenu, les Dames Auxiliatrices firent construire au même endroit la chapelle gothique, avec crypte, que l’on voit encore de nos jours, rue Antoinette, tout près de la rue des Martyrs. (Voici les principales sources où nous avons puisé ces détails : Archives nat., L, 1031; KK, 1345; H, 4032. — Lettres annuelles de la Prov. de France 1814-1834. — Mémoire de M. F. de Guilhermy sur le vieux Montmartre, imprimé dans le Pulletin de la Société d'Histoire du XVITI arrondissement, 3° sér., t. IL. — E. de Barthélemy, Aecueil des chartes de l'abbaye de Montmartre. — Du Breul, Théâtre des antiquités de Paris (1612). — Binet S. J., La vie apostolique de saint Denys (1624). — Dom Marrier, Monasterii regalis sancti Martini de campis historia (1637) — Jacqueline de Blémur, £loges de plusieurs personnes illustres de l'ordre de saint Benoît (1679). — Estampes de la Bibliothèque nationale et du Musée Carnavalet.)