‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 60 sur 457 · T7 | FO DIT/1 PART OT · texte numérisé non relu

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reur un traité contre les Turcs : la guerre était près d’éclater sur mer. Cependant, par son ordre, une somme de soixante écus fut remise aux futurs pèlerins. Quelques compatriotes espagnols leur firent également des largesses, et la somme s’éleva bientôt à deux cent dix ducats, qu'ils rendirent du reste plus tard quand le voyage devint impossible !. Ils obtinrent aussi de la Pénitencerie, le 27 avril 1537, la faculté de recevoir les ordres sacrés à titre de pauvreté volontaire, de quelque évêque que ce fût, hors des temps prescrits par les canons, et aussi une dispense d’âge pour Alphonse Salmeron, dès qu’il aurait atteint ses vingt-trois ans?.

4. Heureux du succès complet de leur démarche, ils revinrent à Venise. Le 24 juin 1537, Ignace et ceux des siens qui n'étaient pas encore prêtres furent ordonnés dans cette ville par M£' Vincenzo Negusanti da Fano, évêque d’Arba. Ce prélat déclara, dans la suite, qu'aucune des nombreuses ordinations faites par lui n'avait rempli son âme de plus tendres sentiments de dévotion ?. Les ordinands avaient auparavant renouvelé leurs vœux de pauvreté et de chasteté aux pieds du nonce Girolamo Vérallo, qui rendit, le 13 octobre de la même année, un témoignage très favorable de la sainte vie et de la pure doctrine d’Ignace de Loyolat. Les nouveaux prêtres attendirent, pour célébrer leur première messe, différentes solennités que chacun choisit suivant son attrait particulier. Ignace voulut s’y préparer pendant une année entière, et prolongea même le délai fort au delà de ce terme. Ce ne fut qu’au mois de décembre de l’année suivante, en l’église de Sainte-Marie-Majeure à Rome, dans la chapelle de la Crèche et le jour même de Noël, qu'il eut pour la première fois le bonheur d'offrir à Dieu le corps et Le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ5.

Cependant, les espérances d’aller en Palestine diminuaient de jour en Jour. La guerre ayant éclaté entre le sultan Soliman et la république de Venise, de nombreuses flottes sillonnaient les mers; il fallait attendre les événements. L'espace de temps désigné par Ignace et ses compagnons, comme limite à l’accomplissement de leur vœu, s’achèverait sans doute avant qu'il leur

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