Acta P. Ignatüi, n
9. Ribadeneira, Vida del S. Ignacio, 1. 1, ©. vi. Nadal, Miscellanea de Regulis S, J., ©. v. — 3. Polanco, Vita P. Ignalïü, C. nr.
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les mystères du Christ, de faire une bonne élection touchant l’état de vie ou tout autre objet, d’exciter en soi-même l'amour de Dieu et de prier de diverses facons. Tout cela cependant fut perfectionné avec Le temps. »
A la suite de ces affirmations très précises, Polanco raconte les terribles épreuves par lesquelles passa, à Manrèse, celui dont « le rôle serait un jour de soulager beaucoup d’âmes dans leurs différentes tentations »; il nous apprend aussi, un peu plus loin, que dès ce temps même le saint « donna les Exercices à beaucoup de personnes », et qu’il éprouva « en communiquant aux autres ce qu’il avait reçu de Dieu, que par là son trésor, loin de diminuer, avait été augmenté ! ».
7. De tout cet ensemble il résulte qu'avant de quitter Manrèse (janvier 1593), Ignace avait écrit les parties principales de son livre, en s’aidant surtout de sa propre expérience éclairée par la seule raison naturelle et par la lumière divine. Les directions de son confesseur, Les ouvrages qu'il avait lus ou pouvait avoir entre les mains, lui fournirent plutôt la matière que la méthode de son travail pensé et de son travail écrit. Assurément, les vérités, sur lesquelles il s'exerce alors, ne sont pas de lui : il n’a inventé ni la fin de l’homme, ni l'examen de conscience, ni la méditation, ni la pénitence, ni une foule d’autres pieuses industries; il a, dans les parties qui ont trait à la vie du Christ, des points communs avec saint Bonaventure et Ludolphe le Chartreux?; il a pu prendre dans l’Exercitatorio de Cisneros l’idée du nom même de son livre et le dessein de présenter une méthode pour conduire les âmes à Dieu par le moyen d’exercices réglés’. Un tableau comparatif des rares passages qui, dans ces deux ouvrages, offrent quelque lointaine ressemblance, ne rentre pas dans notre sujet. Du reste, ce rapprochement a été fait, il n’y a pas encore longtemps, et par un bénédictin et par un jésuite, et tous deux en sont venus à cette conclusion, qui était déjà celle du