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mais il nous le montre travaillant en Écosse, comme un vrai missionnaire de la Compagnie, à combattre l’hérésie et à défendre la religion catholique !.
8. La tranquillité dont jouissait la communauté de Paris, au milieu des alternatives de succès et de revers que subissait la lutte entre François I‘ et Charles-Quint, ne fut pas de longue durée. Les hostilités redoublèrent d’animosité lorsque le roi d’Angleterre, que les affaires d'Écosse avaient irrité contre le roi de France, se jeta dans les bras de l’empereur. Henri VIII avait offert de fiancer Marie Stuart, encore au berceau, au prince Édouard son fils, héritier du trône; mais la régente Marie de Lorraine, française de cœur et très attachée à l’Église catholique, avait repoussé toute proposition d'alliance avec un prince schismatique. Froissé de ce refus, Le roi d'Angleterre pénétra en Picardie tandis que Charles-Quint entrait en Champagne. Pour défendre ces deux provinces contre de si redoutables adversaires, François I" se mit lui-même à la tête de son armée. L'absence du roi et les sinistres nouvelles, répandues de toutes parts, jetèrent l’alarme dans la capitale et causèrent dans l’Université une telle panique qu'il fallut interrompre les cours. Le P. Paul d'Achille, par crainte d’un siège, crut prudent de sortir de Paris avec tous ses religieux. Ils se réfugièrent à Lyon, en attendant que la paix leur permit de retourner au collège des Lombards?.
Au nombre des émigrants se trouvait un docteur de l’Université, Emmanuel Miona, agrégé depuis peu à la Compagnie. Il y a laissé un nom si vénéré, comme confesseur d'Ignace en Espagne et en France, que nous ne pouvons nous dispenser de faire connaitre l’origine de sa vocation. Né en Portugal dans la province des Algarves, Miona était déjà prêtre et professeur à Alcala quand Ignace vint étudier à l’Université de cette ville. Ils conçurent l’un pour l’autre une vive sympathie et une tendre affection, que rien ne fut jamais capable d’amoindrir. Ignace lui avait remis en toute confiance le soin de son âme. Lorsqu'il se rendit à l'Université de Paris, Miona l'y suivit avec l'intention de le seconder dans ses projets, sans toutefois se croire appelé à s’y associer lui-même. C’est en vain que plus tard, en 1536, Ignace lui écrivit de Venise une lettre touchante, où le remerciant avec reconnais-