BONA
Dans les formulaires de Caton relatifs au louage d'ouvrage pour la cueillette des olives et la fabrication de l'huile, on prévoit plusieurs cas où le salaire sera diminué par suite de l'inaccomplissement des obligations de l'entrepreneur ou des défectuosités de l'accomplissement. Par exemple, s'il ne rend pas dans l'état où elles lui ont été remises (sauf les ruptures par vétusté) les échelles qui lui ont été confiées, il devra sur son salaire subir une réduction estimée boni viri arbitrata (2). Voilà bien la compensation prise sur le fait, si j'ose ainsi parler, au milieu du vi' siècle. Elle est ici conventionnelle, mais il s'agit de clauses d'usage, puisqu'on les trouve dans les formulaires. Or, tout ce qui a été clause d'usage expressément formulée à l'origine, comme par exemple la garantie en matière de vente, est devenu plus tard un effet naturel du contrat (3). La bonne foi exige en effet que
(1) IV, 6, § 3o.
(a) Marcius Porcin» Calo, De agriciiltura CXLIV. 3, dans les Fonteê de Bruns, 6« édition, Par» poster*iot*, p. 49 ^t suiv. : « Scalse Ua uii datœ iSrunty ifn reddito, nm quœ vetusfale fractœ eriint. Sinon erunt reddilse^ œquom viri boni arhitrafn deducetur. — * Voyez aussi même chapitre y, 8 et chap. GXLV, 5, 6, 7, 9.
(3) Les contrats consensuels existaienl-ils déjà ? Les formules do Caton sout-clles des modèles de conii^ats consensuels, ou des séries de clauses validées en bloc par une stipulation ? Nous n'avons pas à prendre