L. lO, § 2, ET PU. DIGESTE lî. T
dice du failli, il a le droit de faire déduire du montant de la condamnation ses créances contre le failli. On aurait pu croire qu'il était, dans ce cas, indigne de cette faveur. Dans cet ordre d'idées, Justinien refuse au spoliateur, le bénéfice de la compensation, L. i4 in, finej G. h. t. Même si le défendeur jouit du bénéfice de 1 abandon noxal, la deductio s'impose encore. On aurait pu en douter et croire qu'il n'y avait pas lieu de cumuler au profit du défendeur les deux bénéfices. Il a fallu que les Romains aient trouvé bien choquant qu'un débiteur du failli fût obligé de payer intégralement sa dette, alors qu'il ne touche qu'un dividende s'il est créancier, pour qu'ils aient admis la deductio, même contre une action délictuelle.