‹ Histoire de la confédération suisse (volume 5)Chapitre 33 sur 72 · ÉTAT DI-: LA CIVILISATION · texte numérisé non relu

ÉTAT DI-: LA CIVILISATION

de la cotte de mailles ou d'une armure (jui lu couvrail du la tùle aux pieds. Les principales parties de l'armure étaient le casque, le gorgerin, la cuirasse avec brassards, gantelets, cuissards, jambards et souliers pointus à la poulaine. Les armes étaient la lance avec le bouclier, la hache d'armes et divei'ses sortes de glaives. Quant aux confédérés des WaldsttCtten et à leurs vaillants voisins de (ilaris, ils se servaient déjà avec prédilection de la longue hallebarde et de ces terribles massues ironifjuement dénommées morgemleni (étoile du matin), et qui étaient aussi l'arme favorite des Danois lorsqu'ils envahirent la Grande-Bretagne au X"'*' siècle \ La hallebarde est l'arme la plus commode pour combattre de près et dans une guerre de montagnes. C'était, avec la massue, l'ai'me favorite des WaldstaHten. La lance, au contraire, est l'arme de la plaine. Les Bernois remployèrent avec succès à Laupen pour arrêter la cavalerie. C'est en partie à la combinaison habile de ces deux armes que les confédérés durent leurs succès militaires et la gloire de passer pour la meilleure infanterie de l'Europe.

L'esprit militaire semble s'être développé de bonne heure chez les peuplades des Alpes, et sans s'arrêter aux traditions du règne de Charlemagnc dont nous avons parlé plus haut et ;i d'autres expéditions plus ou moins historiques des temps postérieurs, on [)eut en citer des exemples authentiques dans ces bandes guerrières de Schwyz et Uri que nous trouvons à la solde de l'abbé de Saint-Gall en 1^53 et dans celles ipii plus tard servaient sous les drapeaux du seigneur grison de Vaz, en guerre avec le même prélat.

Le moyen âge, épo(pie de contrastes s'il en fût, nous otïre une bienfaisance et une charité admirables à côté des horreurs de la guerre et des raHinements (h la bai'barie et des supplices. Le \lll"'"\siècle voit s'élever plusieurs hôpitaux, entre autres celui du Saint-Esprit à Saint-Gall, dû à la ifénérosilé d'un sinii)le bourgeois, Ulric Blarer et du li'oubadour Ulric de Singenberg, écuyer tranchant de l'abb»' du Saiiil-Gair. Les libéralités du noble [)oète s'étendirent aussi aux It'preux du Lin>ebuhl.

' An^Mistin 'l'hiorrv, Ilistoirr de la (onqurlc de rAn(/lttcnr jhiv Us yormaiul<, I, 1 r, 1 .

- Cet rtablisscnuMit était institut' pour Ir souhijîoiiiont (U>s nialailes et la consolation dos i)auvros oriihclins (l'J'iS). Von Arx Gcschichten des Gvdons Saint-GallcHy I, l')!».

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